Le terme zine regroupe différents types de publications (fanzine, livre-objet, pamphlet politique, récit personnel, bande dessinée, œuvre de fiction, collection d’images ou d’illustrations, etc.). De manière générale, il s’agit d’une auto-publication à petit tirage dont l’intention première est de partager un intérêt commun, un talent ou un travail artistique de niche, ou encore de développer une histoire, sans rechercher le profit.
Plus accessible, ce médium démocratise la publication et encourage les démarches expérimentales et innovantes.
L’artiste prend en charge toutes les étapes de création d’un livre, en s’attardant autant sur le contenu (littéraire) et le contenant (art visuel) que sur sa production (impression).
Il s’agit d’une porte d’entrée idéale pour découvrir toutes les facettes du livre. Le zine peut autant susciter le désir de lire, que celui d’écrire ou de créer, et d’envisager une carrière dans l’industrie du livre. Pourtant, il passe souvent sous le radar de nombreux acteur·rice·s du milieu littéraire et du grand public.
Le zine s’inspire de la culture «do it yourself» (DIY) et défie les conventions en termes de design, d’édition et de diffusion. Ce médium brouille la frontière entre créateur·rice et public, intervertissant les rôles dans une dynamique de création conçue «par et pour» une scène ou une communauté.
Grâce à ces caractéristiques, le zine permet une plus grande liberté d’expression, d’autonomie et de créativité. Il a souvent été perçu comme un ovni littéraire, un «petit» livre d’artiste ou une œuvre amatrice. Cette perception est réductrice, car le zine occupe une place significative dans la vie culturelle contemporaine.

