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Une Femme pour Pays

Paru le 1 janvier 2001
Une Femme pour Pays
Auteur·rice·s
Format
Papier
Maison d'édition
Prix 20.00$
Français
A tra­vers des flash-back, le nar­ra­teur, entame le roman par la rela­tion de l’échec de son mariage avec Mara­dia (Dédaigneuse), la fille de leurs voisins à Midelt. «Mara­dia, je serai ton pays d’accueil et tu seras ma terre d’asile», dit Inj­di. «Ma femme serait le dra­peau de mon unité que je planterai dans le no man’s land qu’est dev­enue mon iden­tité. Mes deux pays, deux cul­tures, entre mon passé et le présent, et la garante de l’équilibre des dual­ités dans l’avenir», pense le nar­ra­teur. Ce mariage hâtif, qui a le goût d’un par­ti arrangé, avec son lot de mésaven­tures et de querelles famil­iales, était voué à l’échec car il n’était sous-ten­du ni par des liens affec­tifs solides et mutuelle des deux par­ties, explique-t-il. Au fil du réc­it, le nar­ra­teur ponctue, en fil­igrane, le tracé de sa vie par des réflex­ions sur la famille, l’exil, l’identité, l’altérité… Par ailleurs, l’évocation de ses va-et-vient entre le Maroc et le Cana­da sont des motifs con­stants pour livr­er le regard du nar­ra­teur sur son pays natal, fait d’étonnement et d’incrédulité. Ces évo­ca­tions per­me­t­tent aus­si au nar­ra­teur de se sou­venir de grands pans de sa vie dans sa ville natale Midelt à laque­lle il con­tin­ue tou­jours de vouer un amour et un attache­ment qui résis­tent aux vicis­si­tudes du temps et de l’éloignement. Son long séjour à Sher­brooke n’a fait que nour­rir son affec­tion pour le Maroc en général et Midelt en par­ti­c­uli­er. Recourant à un lan­gage allé­gorique, le nar­ra­teur écrit que «Midelt est ma mère, Sher­brooke, ma maîtresse». Né à Midelt au Maroc en 1957, Majid Blal s’est instal­lé à Sher­brooke au Québec en 1981. De for­ma­tion économique, il s’est investi dans la com­mu­ni­ca­tion écrite et télévisée. Final­iste du grand Prix lit­téraire de l’Estrie (Cana­da) en 2002, l’auteur a été égale­ment final­iste du Prix Alfred Desrochers pour son réc­it «Une femme pour pays».
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