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Le mythe de l'humain augmenté - Une critique politique et écologique du transhumanisme

Paru le 25 novembre 2021
Le mythe de l'humain augmenté - Une critique politique et écologique du transhumanisme
Auteur·rice·s
Format
Papier
Maison d'édition
Kiosque
1741
Prix 22$
Français
Faciliter les rup­tures amoureuses au moyen d’un médica­ment qui estom­perait le sen­ti­ment d’attachement, jugé néfaste et «addic­tif». Neu­tralis­er chim­ique­ment nos ten­dances les plus agres­sives dans le but de paci­fi­er les rela­tions humaines. Réduire géné­tique­ment la taille des êtres humains afin de lim­iter notre empreinte écologique sur Terre. Et, ultime­ment, repouss­er les fron­tières de la mort jusqu’à ce que celle-ci ne soit plus une fatal­ité, mais bien un choix indivi­duel. Le con­ti­nent des promess­es tran­shu­man­istes sem­ble sans limi­tes et sus­cite autant de fas­ci­na­tion que d’effroi. Mou­ve­ment prô­nant une amélio­ra­tion rad­i­cale de nos per­for­mances physiques, intel­lectuelles et émo­tion­nelles grâce aux avancées techno­sci­en­tifiques et bio­médi­cales, le tran­shu­man­isme et l’idé­o­lo­gie de l’humain aug­men­té gag­nent de plus en plus en notoriété. Or, le sen­sa­tion­nal­isme futur­iste de ses thès­es nous empêche de bien réfléchir à leur réal­ité sci­en­tifique, à leur rôle économique et à leur sens poli­tique. En resi­tu­ant le débat sur le ter­rain du poli­tique, Nico­las Le Dévédec mon­tre avec clarté que ce mou­ve­ment n’est en rien révo­lu­tion­naire: chang­er l’être humain pour mieux ne pas chang­er notre mod­èle de société con­stitue son ressort poli­tique pro­fond. Adhérant à l’horizon pro­duc­tiviste de notre temps, le transhu­manisme est indis­so­cia­ble du néolibéral­isme et de l’appropriation cap­i­tal­iste tou­jours plus poussée de nos corps et de nos vies, comme en témoigne l’intériorisation des normes de per­for­mance indi­vidu­elle calquées sur le mod­èle de l’entreprise. Cristallisant l’imaginaire de la maîtrise de la nature, le mou­ve­ment con­tribue éga­lement à entre­tenir un rap­port au monde, à l’humain et au vivant pro­fondé­ment dévas­ta­teur. À l’ère de l’Anthropocène, il est temps de recon­quérir notre autonomie poli­tique et de for­muler une véri­ta­ble «éco­logie poli­tique de la vie et du vivant».
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