Carnet du visiteur
Marion Arbona

« Nous l’attendions cet album qui, disons-le, ne déçoit pas. Mais si le texte poétique est bien mené et la joie de vivre du garçon est contagieuse, tout son éclat est redevable au trait dynamique et singulier de Marion Arbona. Les lignes obliques, qui appuient la froideur du temps et de l’homme, la variation des angles de vue ainsi que les couleurs, notamment la pâtisserie lumineuse — source de bonheur au cœur de cette ville grise —, nous absorbent. Il faut voir aussi toute l’émotion qui passe par le parapluie, objet central : de tout noir au début du récit, il se teinte de rose en fin de parcours. Voilà un album graphiquement très réussi. » — LE DEVOIR, mars 2016

Marion Arbona est née en France, en 1982. Illustratrice jeunesse diplômée en animation aux Arts Décoratifs de Paris, elle a créé près de 70 albums québécois, canadiens, français et espagnols. Son style en constante évolution lui permet d’explorer de nouvelles techniques : carte à gratter, pastel, tout en les alliant à ses médiums de prédilection que sont les gouaches, les encres et la retouche numérique. Saluée de nombreux prix et distinctions aux États-Unis et au Canada, où elle a vécu pendant dix ans, la jeune femme demeure à Paris depuis 2015. En plus d’avoir été sélectionnée à deux reprises pour le Prix TD ainsi que pour le Prix Elizabeth Mrazik-Cleaver, Marion Arbona était double finaliste au Prix du Gouverneur général en 2015 avec The Good little book et Rosalie entre chien et chat (Dominique et compagnie), titre également sélectionné au Prix des libraires en 2016. Au printemps dernier, Sous le parapluie de Catherine Buquet et illustré par Marion Arbona, est publié aux Éditions Les 400 coups. Quand elle ne dessine pas, Marion s’intéresse aux poissons des abysses, aux chats, aux plantes bizarres. Son tube de gouache préféré est le rouge de cadmium clair… Depuis septembre dernier, elle donne des cours en illustration dans une école probatoire aux Arts déco.

Les livres qui l’ont marquée

  • Roal Dahl en général et en particulier Sacrées sorcières (mon livre d’enfance préféré) et Nathilda
  • La Chenille qui fait des trous, Éric Carle
  • Les livres de Sempé
  • Les livres d’Edward Gorey (notamment Les Enfants fichus)
Carole David

« Je suis entrée dans le boisé de mon enfance avec l’intention d’y rester. J’étais douée pour une existence hasardeuse, je ne m’appartenais plus corps et biens. Des photographies, des objets perdus ont suffi à me faire disparaître. J’ai donné un congé définitif aux vies qui m’habitaient. Je ne sais rien de ce que j’écris. Ces poèmes sont l’écume de ma chute. » — Carole David

L’écrivaine et poète Carole David a construit une œuvre forte, saluée tant par la critique que par le public. Elle est l’auteur, notamment, du recueil de poésie Terroristes d’amour (1986), lauréat du Prix Émile-Nelligan, et du roman Impala (1994) publié en anglais et en italien, finaliste pour le Prix du Journal de Montréal et pour le Prix de la Ville de Montréal. Son recueil La maison d’Ophélie (1998) a été finaliste au Prix du Gouverneur général alors que Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles (2011) lui valait le Prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec et l’un des prix de l’Académie de la vie littéraire à l’aube du XXIe siècle. Présidente de la Maison de la poésie de Montréal de 2006 à 2010, elle a également présidé la Commission du droit de prêt public de 2004 à 2006 et la table « littérature » du Conseil des arts de Montréal. Elle fut membre du Comité sur les pratiques commerciales dans le domaine du livre, et membre de rédaction des revues Spirale et Estuaire. Son dernier livre paru, L’année de ma disparition (2015), recevait le Prix des libraires du Québec, catégorie poésie 2016, et était finaliste au Grand Prix du livre de Montréal. Il fut le seul titre en poésie sur la liste des 100 incontournables de Radio-Canada. Carole David est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois depuis 1987.

Les livres qui l’ont marquée

  • La Vengeance de la pelouse, Richard Brautigan
  • Ariel, Sylvia Plath
  • Lecture en vélocipède, Huguette Gaulin
  • La Chienne de l’hôtel Tropicana, Josée Yvon
  • Parlez-moi d’amour, Raymond Carver
  • Pèlerinage à Tinker Creek, Annie Dillard
  • Vie de poète, Robert Walser
  • La Route qui mène à la ville, Natalia Ginzburg
  • La Place, Annie Ernaux
  • Prochain épisode, Hubert Aquin
Jacques Goldstyn

« Jacques Goldstyn fait preuve d’une incroyable maîtrise graphique et narrative à travers cette historiette d’un gamin trompant le temps en se liant avec un vieux chêne noueux. Au fil des saisons, l’arbre lui partagera les secrets de son tronc, la protection de son feuillage ou la compagnie de la faune nichée entre ses branches. Mais au retour du printemps, Bertolt ne bourgeonnera pas. Que peut-on faire, lorsque meurt un arbre ? Un récit plein de tendresse et de poésie contemplative, où l’auteur n’hésite pas à faire résonner les silences. » — LA PRESSE, 7 mars 2015

Conteur de grand talent, vulgarisateur scientifique hors pair, illustrateur doué et inspiré, Jacques Goldstyn est né en 1958 à Saint-Eugène-d’Argentenay. Il a grandi à Verdun. Diplômé en géologie à l’Université de Montréal, il publie son premier livre, Le petit débrouillard, en 1981. C’est notamment pour sa participation au magazine scientifique pour les jeunes Les Débrouillards qu’on le connaît aujourd’hui. Jacques Goldstyn collabore également aux revues 4 Temps, Québec Oiseaux et Relations. On peut voir ses caricatures politiques dans Le Couac, l’Autjournal et Amnistie internationale sous la plume de Boris. Il recevait en 2001 le Prix Michael-Smith pour son apport à la vulgarisation scientifique au Canada et remportait, en 2009 et 2011, le prix du journalisme indépendant du Québec en illustration éditoriale. À l’automne 2013, les éditions La Pastèque publient Le petit tabarnak, un album jeunesse tout en aquarelle, où le personnage principal part à la recherche de l’origine de ce mot interdit, qui demeure une partie intégrante de la langue et de l’héritage culturel québécois. Le livre fait l’objet d’une nomination au Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal en 2014. En février dernier, Jacques Goldstyn présente un second album à La Pastèque : L’Arbragan, une histoire remplie de tendresse contant l’amitié hors du commun d’un petit garçon et d’un arbre centenaire. Le livre récolte plusieurs distinctions dont le Prix littéraire des enseignants du français, le Prix jeunesse des libraires du Québec et le Prix Sorcières catégorie 1re lecture. Son dernier titre, Azada, paraît en 2016.

Les livres qui l’ont marqué

  • La Vingt-cinquième heure, Virgil Gheorghiu
  • 1984, George Orwell
  • Si c’est un homme, Primo Levi
  • Le Parfum, Patrick Suskind
  • On vit une époque formidable, Reiser
  • Ainsi soit-elle, Benoîte Groult
  • Marcellin Caillou, Sempé
  • Le Colonel Chabert, Honoé de Balzac
  • Le Horla, Guy de Maupassant-
  • Les Fables, Jean de La Fontaine
  • Le Voleur de couleur, Tony Ross
David Goudreault

« J’ai encore tué quelqu’un. Je suis un tueur en série. D’accord, deux cadavres, c’est une petite série, mais c’est une série quand même. Et je suis jeune. Qui sait jusqu’où les opportunités me mèneront ? L’occasion fait le larron, le meurtrier ou la pâtissière. C’est documenté. » — extrait, La Bête et sa cage, Éditions Stanké

David Goudreault est poète, romancier et slameur. Travailleur social de formation, il utilise depuis près de dix ans toutes les poésies en tant qu’outils d’expression et d’émancipation dans les écoles et les centres de détention du Québec, notamment au Nunavik, et de la France. Premier Québécois à remporter la Coupe du monde de slam poésie à Paris (2011), il a reçu la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour son implication sociale et ses réalisations. Il a été publié dans les pages de diverses revues littéraires et anthologies. Porte-parole de la 11e édition des Correspondances d’Eastman, David Goudreault a publié un récit poétique intitulé Premiers soins (2012) et un recueil de poésie, S’édenter la chienne (2014) — titre recommandé par Pierre Foglia dans La Presse. En 2014, il lance son disque La faute au silence, réalisé par Jipé Dalpé. L’album, où l’on retrouve des collaborations avec Grand Corps Malade et Kim Thúy, récolte un succès critique et commercial. De 2013 à 2015, il a d’ailleurs assuré la première partie des spectacles de Grand Corps Malade au Québec. Au printemps 2015, il publie aux Éditions Stanké son premier roman, La Bête à sa mère, unanimement salué par la critique et réimprimé dix fois. La Bête à sa mère, lauréat du Grand Prix littéraire Archambault 2016 et du Prix des nouvelles voix de la littérature du Salon du livre de Trois-Rivières, est également présélectionné pour le Prix littéraire France-Québec. Le dernier titre de David Goudreault, La Bête et sa cage, est paru au printemps 2016. Les Éditions Stanké lanceront la suite et fin de la trilogie, Abattre la bête, en avril 2017. David Goudreault fera également paraître en novembre un recueil de poésie aux Écrits des Forges.

Les livres qui l’ont marqué

  • Un loup est un loup, Michel Folco
  • Tambour de peau, Michel X Côté
  • L’hiver de force, Réjean Ducharme
  • Mondes fragiles, choses frêles, Hélène Dorion
  • Sarzènes, Gérald Godin
  • Les Fous de Bassan, Anne Hébert
  • Une journée d’Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne
  • Kissed by a fat waitress, Dan Fante
  • La Vie devant soi, Romain Gary
Douglas Kennedy

« J’ai noté un jour que le voyage est une sorte de confessionnal ambulant dans lequel ceux que vous croisez sur votre route sont enclins à vous confier les zones d’ombre de leur existence, ou le chagrin durable qui la domine, parce qu’ils savent qu’ils ne vous reverront jamais. On pourrait en dire autant de la vie en général, surtout quand notre principale occupation consiste à raconter des histoires à propos de nous-mêmes, et ce afin de parvenir — plus ou moins — à mieux cerner la complexité de notre propre récit, toujours singulier et profondément personnel. » — extrait, Toutes ces grandes questions sans réponse, Éditions Belfond

Douglas Kennedy est né à Manhattan le 1er janvier 1955. Père de deux enfants, Max et Amelia, il vit maintenant dans le Maine et à Montréal, et séjourne régulièrement à Londres, Paris et Berlin. Le romancier et essayiste — considéré par le TIME Magazine comme le plus français des auteurs américains ! — accumule les succès depuis vingt ans et a vendu au-delà de 14 millions d’exemplaires de ses titres. Dès la parution de son premier roman Cul-de-sac, chez Gallimard (1994), Douglas Kennedy fait sa marque. Avec son deuxième, L’homme qui voulait vivre sa vie (Belfond, 1998), il connaît un succès international. Traduit en seize langues, il est vendu à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde et est adapté au cinéma en 2010 par Éric Lartigau, avec Romain Duris et Catherine Deneuve. Entre 2001 et 2014, les livres La poursuite du bonheur — en lice pour le Prix des Lectrices du ELLE magazine —, Les charmes discrets de la vie conjugale, La Femme du Ve — adapté au cinéma par Pawel Pawlikowski, avec Kristin Scott Thomas et Ethan Hawke —, Quitter le monde, Cet instant-là et Cinq jours, sont, entre plusieurs autres, publiés chez Belfond et repris par Pocket. Son dernier roman, Mirage, est paru en 2015 alors que Toutes ces grandes questions sans réponse, « un livre témoignage, à mi-chemin entre confessions et essai littéraire », est lancé en octobre 2016. Douglas Kennedy est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2006. Il recevait, en 2009, le Grand Prix du Figaro Magazine pour l’ensemble de son œuvre.

Les livres qui l’ont marqué

  • Gatsby le Magnifique, Francis Scott Fitzgerald
  • La Fenêtre panoramique, Richard Yates
  • La Fin d’une liaison, Graham Green
  • Madame Bovary, Gustave Flaubert
  • Trois chambres à Manhattan, Georges Simenon
Yann Martel

« Les corps trouvent la mort de diverses façons, mais lui sont toujours acheminés de la même manière à l’hôpital : sur une civière à roulettes, adéquatement préparés et accompagnés d’un rapport clinique. Ils ne déboulent pas d’une valise dans leurs habits du dimanche. Sauf que les paysans ont leurs coutumes à eux, il sait. Ils vivent avec la mort d’une façon que les citadins ont depuis longtemps mise derrière eux. Il arrive dans la campagne portugaise qu’on enfouisse les morts dans de vieux troncs d’arbres, par exemple. »

— extrait, Les hautes montagnes du Portugal, XYZ éditeur

Yann Martel est né le 25 juin 1963 à Salamanque en Espagne. Il a vécu en Alaska, au Costa Rica, en France, au Mexique et au Canada. En 1981, il obtient un baccalauréat du Trinity College School à Port Hope en Ontario et fréquente ensuite l’Université Trent à Peterborough. Il continue de voyager sur la planète, s’arrêtant en Iran, en Turquie et en Inde. Après des études en philosophie, il commence à 27 ans une carrière littéraire. Trilingue (français, anglais, espagnol) il écrit en anglais. Lauréat du Journey Prize en 1993, il publie ensuite un recueil de nouvelles, Paul en Finlande (Boréal, 1994), et quatre romans, Self (XYZ, 1998), L’Histoire de Pi (XYZ, 2003), Béatrice et Virgile (XYZ, 2010) et, son tout dernier, Les hautes montagnes du Portugal (XYZ, 2016). L’auteur a reçu le très prestigieux Man Booker Prize 2002, le prix Hugh MacLennan 2002 et le prix Grand Public du Salon du livre de Montréal 2003 pour L’Histoire de Pi. Ce succès planétaire, vendu à plus de 13 millions d’exemplaires dans 50 pays, a été adapté au grand écran par le cinéaste Ang Lee (obtenant quatre Oscars). Yann Martel a aussi fait paraître les essais Mais que lit Stephen Harper ? Suggestions de lectures à un premier ministre et aux lecteurs de toutes espèces (XYZ, 2009) et 101 lettres à Stephen Harper (XYZ, 2011). Sa dernière visite au Salon du livre de Montréal remonte à 2009. Il est de retour après une tournée mondiale pour la promotion de son plus récent titre Les hautes montagnes du Portugal. Yann Martel vit à Saskatoon avec sa compagne écrivaine, Alice Kuipers, et leurs quatre enfants.

Les livres qui l’ont marqué

  • La divine Comédie, Dante
  • Le Marin rejeté par la mer, Yukio Mishima
  • Le Désert des Tartares, Dino Buzzati
  • L’Iliade, Homère
  • La Faim, Knut Hamsun
  • les romans policiers d’Agatha Christie
  • Une femme noire (Their Eyes Were Watching God), Zora Neale Hurston
  • à peu près tout de J. M. Coetzee
  • à peu près tout de Joseph Conrad
Catherine Mavrikakis

« La cité semblait avoir été battue à mort par la pauvreté et l’abandon. Au pied des vieux quartiers, le fleuve de novembre s’étalait comme un long ennui, moche et sale. Et la colline autour de laquelle s’était organisée, depuis la fondation de la cité, la vie fébrile, quotidienne, semblait réduite à n’être qu’un grand cimetière des joies anciennes et pétrifiées. Dans le lointain, Oscar aperçut le mât d’un vieux stade qui demeurait depuis longtemps, blême. L’absence de soleil et la pluie glacée, coupante, des dernières semaines de cette fin d’automne l’avaient transformé en un beaupré crasseux et décharné. Il semblait permettre à un quelconque radeau de la méduse de ne pas encore sombrer. » — extrait, Oscar De Profundis, Héliotrope

L’auteur Catherine Mavrikakis vit à Montréal. Romancière et essayiste québécoise de premier plan, elle a publié à ce jour sept romans chez Héliotrope, dont La ballade d’Ali Baba (2014) et Le ciel de Bay City (2008) qui a récolté le Prix des libraires, le Grand Prix du livre de Montréal et le Prix littéraire des collégiens. En France, publié chez Sabine Wespieser, le roman a été sélectionné par le jury du Prix Femina, tout comme son suivant, Les derniers jours de Smokey Nelson, paru en 2011. Catherine Mavrikakis a publié plusieurs essais, parmi lesquels Diamanda Galás, Guerrière et gorgone et L’éternité en accéléré. Elle est également l’auteur d’un oratorio, Omaha Beach, finaliste au Prix du Gouverneur général en 2008. Son dernier titre, Oscar De Profundis, est paru à la fin de l’été 2016. Dans ce roman apocalyptique, l’écrivaine imagine un avenir proche où les inquiétudes de notre temps se sont matérialisées et dans lequel elle nous persuade du pouvoir profondément consolateur de la littérature et des arts. Ses livres sont traduits en plusieurs langues, en italien et en suédois notamment. Catherine Mavrikakis est aussi professeure titulaire à l’Université de Montréal. Elle y enseigne la création au Département des littératures de langue française.

Les livres qui l’ont marquée

  • La Passion selon G.H. , Clarice Lispector
  • À la Recherche du temps perdu, Marcel Proust
  • Le Sésert mauve, Nicole Brossard
  • La Sagesse dans le sang, (Wise Blood) , Flannery O’Connor
  • Crime et Châtiment, Dostoïevski
  • Kitchen, Banana Yoshimoto
  • Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, Imre Kertesz
  • Le Corbeau, The Raven , Edgar Allen Poe
  • Amour colère folie, Marie Vieux Chauvet
  • The Hungry Woman, Cherry Moraga
Norbert Spehner

« Les amateurs le savent, les détectives de fiction font partie de leur réalité. Alors, pourquoi ne pas leur consacrer un livre ? C’est le cadeau que nous fait Norbert Spehner avec Le détectionnaire, où vous trouverez toute l’information sur vos personnages préférés. Un ouvrage appelé à devenir une référence ! »

— LES LIBRAIRES

Norbert Spehner est né en France en 1943. Il s’établit au Québec en 1968, où il fait carrière dans l’enseignement. Spécialiste de la littérature policière, il est l’un des piliers des littératures de genre au Québec. Il a fondé la revue Solaris (née Requiem), qu’il a dirigée pendant une dizaine d’années. Auteur de nombreux ouvrages sur le fantastique, la science-fiction ou le roman policier, il a aussi été directeur de collections. Norbert Spehner est chroniqueur à la radio et critique littéraire (notamment à la revue Alibis et au quotidien La Presse), et collabore à plusieurs revues en France, au Canada et aux États-Unis. Il participe également à plusieurs groupes de recherche sur les littératures de genre. En 2000, Norbert Spehner publie Le Roman policier en Amérique française, un essai bibliographique avec lequel il remporte le prestigieux prix Arthur-Ellis de la meilleure production francophone 2001, décerné par l’association Crime Writers of Canada. Suivront Scènes de crime (2007) et Le Roman policier en Amérique française 2 (2011) où il poursuit son travail d’analyse amorcé dans le premier volume, en présentant et en commentant l’ensemble de la production de la décennie 2000-2010, avec la franchise sans concession qui le caractérise. L’automne 2016 marque le 20e anniversaire des éditions Alire ainsi que l’accomplissement de plus de 20 ans de labeur, avec la publication du Détectionnaire, un ouvrage de référence unique recensant les personnages récurrents dans la littérature policière mondiale. Ce dictionnaire hors normes, piloté par Norbert Spehner, est un legs inestimable qui dépasse les frontières du Québec.

Les livres qui l’ont marqué

  • Dix petits Nègres, Agatha Christie
  • L’Analphabète, Ruth Rendell
  • Le grand Sommeil, Raymond Chandler
  • Nécropolis, Herber Lieberman
  • La Nuit la plus longue (et toute la série Dave Robichaux) , James Lee Burke
  • Le Silence des agneaux, Thomas Harris
  • Le Poète, Michael Connelly
  • La Trilogie berlinoise (et toute la série Bernie Gunther) , Philip Kerr
  • La Cinquième femme (et toute la série Kurt Wallander) , Henning Mankell
  • Le Fils  (et toute la série Harry Hole) , Jo Nesbo
  • Yeruldelgger, Ian Manook
  • La Nuit des albinos, Mario Bolduc
  • et Ian Rankin, Sam Millar, Peter Robinson, et des dizaines d’autres dont les québécois Martin Michaud, André Jacques, Michael Draper, Maxime Houde, Richard Ste-Marie, etc.
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