
|

|
|
|
|
|
Les invités d'honneur au Salon édition
2007
Écoutez les entrevues réalisées par Gilles Archambault dans le
cadre des Confidence d'écrivain.
|
|
|
Alain M.
Bergeron
|
|
|
|
Prolifique
auteur de littérature jeunesse, Alain M. Bergeron est né
en 1957 dans la région québécoise des Bois-Francs. Il fait
ses débuts comme écrivain en 1989 avec L’Éclipse du
temps (Soulières Éditeur) lauréat du prix
Cécile-Rouleau de l’Association canadienne d’éducation de
langue française. Ce premier volume sera suivi d’une
cinquantaine de romans et d’albums. La majorité de ses
livres, qui s’adressent tantôt aux tout-petits, tantôt aux
enfants et parfois aussi aux adolescents, ont été publiés
aux éditions Pierre Tisseyre, chez Soulières Éditeur et
aux Éditions Michel Quintin. Ses titres L’Arbre de joie
(Soulières 1999) et Zzzut ! (Soulières 2001)
étaient respectivement couronnés du prix Boomerang 2000 et
du prix Communication-Jeunesse 2001-2002.
Alain M. Bergeron est aussi l’un des créateurs de la
collection Savais-tu ?, plus de trente ouvrages
documentaires et humoristiques dans le style bédé,
réalisés avec l’illustrateur Sampar et l’éditeur Michel
Quintin. Aux titres tels Les Carcajous, Les Salamandres
et Les Sangsues, s’ajoutaient en octobre dernier
Les Vers Solitaires et Les Souris ! Véritables
mines d’information sur toutes sortes de bestioles
mal-aimées, les livres abordent avec légèreté la vie de
ces créatures qui suscitent davantage la peur ou la
répulsion que la curiosité. La collection recevait le
Sceau d’argent du prix Monsieur Christie en 2003. «
Faciles à lire, remplis d’images rigolotes et
d’explications claires, pas surprenant que l’intérêt des
jeunes lecteurs pour ces albums ne cesse de croître. » (Gardavue,
Québec, 2006)
Alain M. Bergeron a été finaliste au Prix Hackmatack, le
choix des jeunes, en 1999, 2002, 2003 et 2005, ainsi qu’au
Prix palmarès Communication-Jeunesse 9-12 ans, en 2001,
2002, 2003 et en 2004. Dans la dernière année, outre les
deux derniers Savais-tu ?, il a publié Mission Ouaouaron,
illustré par Geneviève Couture et publié à la courte
échelle, Mon ami Victor, illustré par Bruno
St-Aubin (éditions Imagine) , Capitaine Static,
illustré par Sampar (Québec Amérique).
|
|
| |
Pierre
Bottero
|
|
|
|
«
Le hasard fait bien les choses », dit-on parfois, adage
qui convient tout à fait à Pierre Bottero, instituteur qui
n’avait jamais envisagé devenir écrivain. Pourtant, depuis
ce fameux jour où il s’est installé devant son ordinateur
pour prouver à sa fille aînée qu’il était facile d’écrire
une histoire, Pierre Bottero s’est pris à son propre jeu.
Une douzaine de livres et des centaines de milliers de
lecteurs plus tard, l’auteur français écrit depuis 2001
des livres pour les adolescents, peuplés de héros et
d’héroïnes qui n’ont pas froid aux yeux.
L’auteur « séduit par la profondeur de ses personnages
et l'intensité de ses histoires, mêlant subtilement humour
et émotion, ainsi que par l'authenticité qui se dégage de
son œuvre. » (Evénement.fr, France)
Après ses premiers romans réalistes, notamment Amies
pour la vie et Mon cheval, mon destin,
publiés chez Flammarion, l’auteur se lance dans la
création d’une trilogie combinant science-fiction et
fantastique, La Quête d’Ewilan, publiée chez Rageot.
Au centre des trois volumes, une orpheline de 14 ans aux
yeux violets nommée Camille qui se voit soudainement
happée par un monde parallèle, Gwendalavir. Paraît ensuite
Les Mondes d’Ewilan, une seconde trilogie également parue
chez Rageot. Refermant le dernier tome de la série, l’une
des rédactrices du magazine Le Libraire écrivait : «
Plus qu’un roman fantastique, c’est une épopée magistrale
qui se termine. Bottero possède le talent immense de nous
river aux pages. Ses personnages sont des êtres qu’on
chérit, qui nous touchent et pour lesquels on tremble, et
les événements sont prétextes à véhiculer des valeurs
essentielles et touchantes. »
Pierre Bottero quitte ensuite le monde d’Ewilan pour créer
une nouvelle série, L’Autre (Rageot) qui relate
l’histoire de Nathan et Shaé, un Québécois et une
Marseillaise dont les destins se verront inextricablement
liés dans une commune lutte contre
« l’autre », véritable incarnation du Mal. Après Le
Souffle de la hyène (2006) et Le Maître des
tempêtes (avril 2007), le dernier tome de L’Autre,
La huitième porte devrait sortir juste à temps pour le
Salon du livre de Montréal.
Parallèlement à cette série, Bottero publiait – toujours
chez Rageot - Ellana (2006), premier d’une trilogie
intitulée Le Pacte des Marchombres. Sans être une
suite des séries sur Ewilan, on retrouve dans cette
nouvelle série l’univers de Gwendalavir et plusieurs
personnages croisés au fil des romans précédents.
Lauréat de nombreuses distinctions, la plus récente étant
le prix TSR Littérature ados 2007 pour Le Souffle de la
hyène, Pierre Bottero vit en Provence avec sa femme et
ses deux filles. |
|
|
Marie Darrieussecq

Entrevue
|
| |
|
Fin
août 2007, les éditions P.O.L publiaient Tom est mort,
le dernier roman de Marie Darrieussecq, actuellement en
lice pour les prix Goncourt et Femina. L’œuvre expose la
douleur d’une mère, dix ans après la mort de son fils de 4
ans et demi. « Le roman est profond, vrai, bien
construit et constamment enfiévré d’images originales. […]
Darrieussecq n’a pas son pareil pour suggérer la nature
secrète de l’angoisse, ses fissures, sa manière de
scintiller au creux d’un après-midi, ses visions
surréalistes; le roman est aussi original par sa force
documentaire et pour dire l’infirmité de la parole, buter
et cafouiller dans les mots et les circonstances et pour
nous montrer comment les êtres dérapent et tombent. »
(Le Point, France)
Née dans un hameau près de Bayonne au Pays Basque et
elle-même mère de deux enfants, Marie Darrieussecq fut
révélée comme écrivaine en 1996 avec la publication de
Truismes, un premier roman racontant la métamorphose
d’une esthéticienne en truie. Le livre connaît un succès
immédiat et phénoménal. Truismes s’est vendu à plus
d’un million d’exemplaires et a été traduit en 44 langues.
Derniers acquéreurs de l’œuvre? La Syrie et l’Egypte.
Jean-Luc Godard en a par ailleurs acheté les droits
d’adaptation cinématographique. Entre Truismes et
Tom est mort, elle a publié six autres romans chez
P.O.L : Naissance des fantômes, Le Mal de mer, Bref
séjour chez les vivants, Le Bébé, White et Le Pays. En
2006, P.O.L publie un recueil de nouvelles intitulé Zoo.
Celui-ci réunit quinze nouvelles écrites au cours des
vingt dernières années et commandées par des magazines et
autres publications. On y retrouve « mères
problématiques, métamorphoses, animaux, clones humains,
fantômes... Ces nouvelles brassent les obsessions de
l'auteur en un bestiaire léger, où son regard
d'entomologiste du genre humain s'épanouit avec une grâce
comique, souvent plus désinvolte que dans les romans.
» (Les Inrockuptibles, France)
L’auteure a également écrit un conte – Claire dans la
forêt - Suivi de Penthésilée, premier combat,
publié par les Editions des Femmes. Pour le théâtre, elle
écrit Le Musée de la mer, pièce créée au printemps
2007 à Reykjavik (Islande), dans une traduction réalisée
par Sjon, le parolier de la chanteuse Björk. Marie
Darrieussecq a aussi adapté Ordet de Karl Munk,
pièce jouée aux Carmes à Avignon l’été dernier. Enfin,
l’écrivaine travaille actuellement à la traduction des
Tristes d’Ovide, ouvrage qui paraîtra en décembre 2008
chez P.O.L.
|
|
| |
Anna Enquist

Entrevue
|
|
|
Avec Le Retour, un
sixième ouvrage traduit en français et édité chez Actes Sud,
la Néerlandaise Anna Enquist propose le saisissant portrait
d’Elizabeth, épouse de l’explorateur James Cook, dans un roman
historique. Publié en français en 2007, le roman suscite un
intérêt soutenu et d’élogieuses critiques.
« Tout est historiquement exact dans le nouveau roman de la
Néerlandaise Anna Enquist. Et pourtant l’imaginaire domine ce
livre qui prend pour point de départ la vie et les voyages de
l’explorateur James Cook. […] Par le rythme de sa phrase qui
ne boite jamais, son écriture âpre et sans pathos, Anna
Enquist nous offre un somptueux roman, à la fois historique et
intemporel. » (Lire, France, 2007)
« Anna Enquist excelle à plonger son lecteur dans les
méandres des pensées, des joies, des angoisses et des peines
d'une femme effacée qui doit supporter le terrible poids de
l'absence et de l'incertitude. » (État-critique.com,
France, 2007)
Poète et romancière connue sous le pseudonyme d’Anna Enquist,
Christa Widlund-Broer est née à Amsterdam en 1945. Après des
études de piano au conservatoire de musique de La Haye, elle
étudie la psychologie clinique à Leyde et devient
psychanalyste. Menant de front une carrière de pianiste de
concert et de psychanalyste, elle abandonne la vie de
musicienne professionnelle en 1987 pour se mettre à
l'écriture. Elle se fera d’abord connaître par la publication
de Soldatenliederen (Chants de soldats) en 1991, un
premier recueil de poésie qui sera suivi de plusieurs autres.
En 1994, paraît Het meesterstuk, un premier roman qui lancera
sa carrière internationale. La traduction française du livre,
Le Chef-d’œuvre, sort chez Actes Sud en 1999.
Paraissent ensuite Le Secret (2001), Les Porteurs de
glace (2003), La Blessure (recueil de récits, 2005)
et enfin Le Saut en 2006. L’œuvre d’Anna Enquist a reçu
de nombreux prix littéraires aux Pays-Bas.
« Anna Enquist fait partie de ces auteurs pour qui la
littérature n’est jamais une affaire de séduction. De sa
rigueur et de son absence de complaisance naît une émotion
qui, en renvoyant le lecteur à ses doutes, ses errances et ses
blessures, agit sur lui de façon quasi cathartique. » (Lire,
France, 2003)
|
| |
Michel
Lessard |
| |
|
Photo © Olivier Hanigan
En
comptant La Nouvelle Encyclopédie des antiquités du
Québec, lancée le 30 octobre dernier, l’historien et
auteur Michel Lessard Ph.D. aura publié dix-sept ouvrages
sur le patrimoine matériel et architectural du Québec aux
ÉDITIONS DE L’HOMME. Parmi ceux-ci, on retrouve entre
autres L’Île d’Orléans – aux sources du peuple québécois
et de l’Amérique française (1998), Objets anciens du
Québec (1994) et Montréal au XXe siècle – Regards
de photographes (1995). Les livres de Michel Lessard
font autorité en matière d’héritage matériel propre au
Québec et son travail d’encyclopédiste, entrepris et
soutenu depuis plus d’une trentaine d’années, lui a valu
plusieurs prestigieuses récompenses, notamment le prix
Robert-Lionel-Séguin, ainsi que le prix Gérard-Morisset,
la plus haute distinction au pays en matière d’histoire de
l’art et de patrimoine national.
Lors de la parution de Meubles anciens du Québec en
1999, on pouvait lire sous la plume de Sylvain Cormier
dans Le Devoir les lignes suivantes : « En vérité le
Lessard, car on dira désormais le Lessard comme on dit le
Robert, répond à un besoin criant. […] Lessard est
historien, certes, mais c’est aussi un séducteur : s’il
explique, décrit, situe, relativise, il veut aussi que
l’on voit, et, si c’était possible, que l’on touche. D’où
le soin maniaque apporté à la mise en page et à la
reproduction photographique. »
Professeur titulaire en histoire de l’art à l’Université
du Québec à Montréal de 1978 à 2005, et depuis sa
retraite, professeur associé, Michel Lessard a également
signé d’importants ouvrages sur la culture québécoise et
rédigé une centaine d’articles pour diverses revues.
Communicateur réputé, il a participé à plusieurs séries
radiophoniques. Il a aussi agi à titre de concepteur,
scénariste et coréalisateur pour une cinquantaine de
productions réalisées en collaboration avec les Fernand
Dansereau, Guy Dufault, Jean-Claude Labrecque, Jean-Pierre
Lefebvre et bien d’autres. Ces documentaires sont pour la
plupart distribués aujourd’hui par Multimédia de Montréal
et l’Office National du Film. Michel Lessard est membre de
la Société des Dix, une académie d’historiens créée en
1935. |
 |
| |
Nadine Monfils

Entrevue
|
| |
|

« Si d’aventure, au coin écorné d’une page déserte,
elle vous invite à la suivre, laissez-vous tenter ; un
plongeon au cœur des rêves n’a jamais fait de mal à
personne. En principe… » (Paul Mathieu, Service du
livre Luxembourgeois)
Née en Belgique en 1953 et aujourd’hui installée sur la
butte Montmartre à Paris, Nadine Monfils sera de passage à
Montréal pour présenter son dernier roman à suspense :
Babylone Dream (Belfond). Aussi captivant
qu’angoissant, Babylone Dream s’articule autour des
assassinats de deux couples de jeunes mariés, meurtres
particulièrement sordides sur lesquels se penchent des
enquêteurs atypiques et une profileuse aux étranges
pouvoirs. « Un thriller sanguinaire. […] L’écriture
juste de Nadine Monfils, sa belle plume, son imagination
excentrique, son récit cohérent et parfaitement structuré
sont autant d’atouts suffisamment rares pour ce genre
d’ouvrage que cela mérite d’être souligné. Voilà un roman
à recommander vivement à tous les amateurs de récits
peuplés de personnages tellement humains, évoluant dans un
univers surréaliste, et à l’érotisme surprenant. Bref,
quasiment à tout le monde ! » (auFéminin.com,
France, mai 2007). Par ailleurs, le cinéaste français
Jean-Pierre Jeunet, connu pour ses films à succès tels que
La Cité des enfants perdus (1995), Le Fabuleux
Destin d’Amélie Poulain (2000) ou encore Un Long
Dimanche de Fiançailles (2003) a tellement aimé ce
thriller qu’il a écrit spécialement sa recette du «
rêve babylonien » au dos de la couverture de son
livre. « Régal assuré », conclut-il.
Poète couronnée de nombreux prix, romancière, dramaturge
dont les pièces ont été montées en Belgique, comédienne de
théâtre et cinéaste, Nadine Monfils est l’auteur d’une
trentaine d’ouvrages. Elle est bien connue pour la série à
succès Le Commissaire Léon – un flic qui tricote
parce qu’il a arrêté de fumer ! Les dix polars de cette
collection, publiés aux éditions Vauvenargues, seront
bientôt réédités chez Belfond. L’écrivain belge est aussi
l’auteur d’Une Petite douceur meurtrière et de
Monsieur Émile, deux romans policiers parus chez
Gallimard (Série Noire).
Nadine Monfils a également écrit des contes, parmi
lesquels on note Laura Colombe, La Velue,
Contes pour petites filles perverses (éditions Le Cri,
Bruxelles et Les Quinze, Montréal, réédité à La Musardine,
Paris). « Par la richesse de son imagination et la très
haute tenue de son écriture, ce recueil est plus que
recommandable, même si un tel choix ne parvient pas
toujours à couvrir toute l’étendue de la palette de
l’écrivain.» (lelittéraire.com, août 2006)
Coiffant le chapeau de cinéaste, Nadine Monfils a réalisé
le film Madame Edouard, tiré du premier
Commissaire Léon (réédité aux éditions Complexe,
Bruxelles). Sorti en 2004, le film mettait en vedette
Josiane Balasko, Michel Blanc, Didier Bourdon, Dominique
Lavanant, Andréa Ferréol et Annie Cordy sur une musique
originale du chanteur français Bénabar. En février 2008,
elle amorcera le tournage d’Il neige en enfer,
adaptation de son polar du même nom et troisième de la
série du Commissaire Léon, avec entre autres
acteurs Émilie Duquenne et Dominique Pinon. Nadine Monfils
a également réalisé le court-métrage Un Noël de chien
(2004) et collaboré au documentaire Les Allumés de la
foi avec le réalisateur Richard Olivier.
L’écrivain a aussi donné des ateliers d’écriture pendant
plusieurs années à l’Université européenne d’écriture, au
Parallax (école pour acteur) et dans des prisons.
Longtemps critique de cinéma dans Tels quels et
critique littéraire pour Le Père Ubu, l'équivalent
belge du Canard enchaîné, Nadine Monfils collabore
à la revue La Gazette de Montmartre et au journal
C4 à Liège. |
|
| |
Maxine-Olivier Moutier

Entrevue
|
|
|
|
Photo © Alexandra Bolduc
Né
à Montréal en 1971, Maxime-Olivier Moutier a étudié la
biologie, la psychologie et la philosophie et détient un
certificat de théologie pastorale et un baccalauréat en
lettres et langue françaises de l'Université de
Sherbrooke. Tour à tour intervenant psychosocial,
psychanalyste dans un centre de crise et coanimateur de
l’émission Jamais sans mon livre diffusée à la
télévision de Radio-Canada, il s’avère aussi un écrivain
complet… à temps partiel. « Un passe-temps » dit-il, bien
qu’il ait écrit six livres depuis 1996 : Potence
machine (1996), Risible et noir (1997), tous
deux publiés chez Triptyque et réédités en 2000 aux
éditions J’ai lu, Marie-Hélène au mois de mars
(Triptyque, 1998), Lettres à Mademoiselle Brochu,
Pour une éthique urbaine, respectivement parus en
1999 et 2002 chez L’Effet pourpre, et enfin, Les trois
modes de conservation des viandes (Marchand de
feuilles, 2006).
« Je veux faire de l'écriture, une écriture de
l'extrême », disait Maxime-Olivier Moutier dans une
entrevue accordée à la Première Chaîne de Radio-Canada.
Son but ? Provoquer la réflexion, du moins, la discussion.
Dans Les trois modes de conservation des viandes,
paru en 2006 aux éditions Marchand de feuilles, le jeune
auteur surprend les uns et séduit les autres à travers un
récit, présenté sous forme d’autofiction, « où le
narrateur raconte les mille choses qui remplissent le
quotidien d’un père et d’une petite famille atypique,
c’est-à-dire unie, liée par l’amour. Un récit à la
première personne du pluriel qui avance sur la pointe des
pieds, sobre, touchant, où le narrateur fait des
allers-retours entre les chambres à coucher, la cuisine et
la cave, entre le présent et le passé d’un enfant qui a
souffert de la séparation de ses parents. » Les
trois modes de conservation des viandes venait mettre
fin à cinq ans de silence et marquait le début d’un
nouveau cycle d’écriture pour Maxime-Olivier Moutier. Le
livre s’avère un « magnifique aveu de paternité
désirée, consentie, voulue et parfois subie dans cette
écriture personnelle et hyperréaliste imprégnée d’un amour
tangible pour ces fruits de l’amour… les enfants. »
(Josée Blanchette, Le Devoir) L’auteur, lui-même père de
trois enfants, s’exprime à travers « une écriture qui a
du caractère. […] Maxime-Olivier Moutier a le sens de la
formule; celle qui tue et celle qui fait tache quand elle
carbure à l’ironie, et celle qui touche quand il s’agit de
dire la tendresse. » (Entre Les Lignes,
Montréal)
L’écrivain a aujourd’hui son cabinet de psychanalyste,
donne des séminaires et poursuit des recherches sur Lacan.
|
 |
|
|
Stanley Péan

Entrevue
|
|
|
Reconnu
au Québec et à l’étranger pour ses fictions trempées de
suspense, d’épouvante et de surnaturel, Stanley Péan
s’installe au SLM cinq fois plutôt qu’une. Son dernier recueil
de nouvelles Autochtones de la nuit (la courte échelle)
encore tout chaud – il est paru en septembre 2007 – vient
conclure une trilogie amorcée en 2000 avec La Nuit démasque
et Le Cabinet du Docteur K. Originalement publiés aux
éditions Planète Rebelle, ces deux titres sont réédités à la
courte échelle. Celle-ci publie également cette année deux
autres grands succès de Stanley Péan en format poche : Le
Tumulte de mon sang et Zombi Blues, polars
fantastiques considérés comme des classiques du genre dans la
littérature francophone en Amérique.
Né à Port-au-Prince en 1966, Stanley Péan a grandi à Jonquière
et fait ses études à l’Université Laval à partir de 1984. Un
an après avoir participé au collectif de nouvelles Meilleur
avant 31/12/1999 (Éditions du Palindrome), il publie en
1998 un premier recueil de nouvelles, La Plage des songes
et autres récits d’exil au CIDIHCA. Suivront Le Tumulte
de mon sang (Québec Amérique, 1991), un premier roman
favorablement accueilli par la critique, et Sombres allées
(1992), un deuxième recueil de nouvelles au CIDIHCA. Passé à
la courte échelle dès 1993 avec L’emprise de la nuit,
le premier de ses cinq romans pour adolescents, il publie chez
le même éditeur son roman Zombi Blues (1996) qui
remporte un succès tel qu’il est repris à Paris trois ans plus
tard aux éditions J’ai lu.
Depuis le début de sa carrière, Stanley Péan a écrit deux
romans pour adultes, sept recueils de nouvelles, trois
recueils de chroniques, un livre pratique sur Internet et la
culture et huit livres (romans, nouvelles et conte) pour la
jeunesse qui lui vaudront de prestigieuses récompenses,
notamment le prix littéraire des Bibliothèques publiques du
Saguenay Lac Saint-Jean pour L’Appel des loups en 1998
et le prix littéraire M. Christie, dans la catégorie Meilleur
roman pour les adolescents, pour Le Temps s'enfuit en
2000.
« Le monde de Stanley Péan est à l’image de la société
contemporaine, un monde où les valeurs humaines ont cédé la
place aux préjugés, à l’intolérance et à la violence, où
l’amour fraternel est devenu du folklore. À lire pour la
réflexion que ces histoires suscitent. » (Aurélien Boivin,
Québec Français)
Président de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois
depuis 2004, Stanley Péan a aussi signé des articles, des
traductions, une chronique littéraire au quotidien La
Presse (1999 à 2002) et même des chansons. Animateur de
l’émission radiophonique Bouquinville sur les ondes de
Radio-Canada (2001 à 2004), il est rédacteur en chef du
journal Le Libraire, trimestriel d'information
littéraire distribué dans le réseau des librairies
indépendantes du Québec et membre de la rédaction de la revue
Alibis, consacrée au polar. Critique musical (et
musicien amateur) à ses heures, il anime et coréalise une
émission de jazz sur la chaîne Espace Musique de Radio-Canada
tous les étés depuis 2004.
|
|
|
 |
|
|
Michel Rabagliati

Entrevue
|
|
|
Photo © Marie-Claude Hamel
Né
à Montréal en 1961, Michel Rabagliati marche d’abord dans
les pas de son père en s’intéressant à la typographie,
pour ensuite devenir graphiste pigiste et illustrateur
publicitaire pour des magazines québécois, torontois et
états-uniens. En 1999, il s’aventure du côté de la bande
dessinée et publie son premier roman graphique - Paul à
la campagne - aux Éditions de La Pastèque.
L’expérience emballe l’auteur ; les lecteurs eux, sont
séduits par Paul, un type sympathique, un tantinet naïf et
fort attachant que tous souhaiteraient comme voisin.
Paul à la campagne remporte, entre autres, le prix
Bédélys Québec 2000, le prix de l'Espoir québécois au
FBDFQ, et un Harvey Award aux États-Unis dans la catégorie
Best New Talent pour la version anglaise - Paul in the
Country - publiée chez Drawn & Quarterly.
Depuis, Michel Rabagliati et Paul, son alter-ego en noir
et blanc, connaissent un succès sans équivalent dans le
monde de la bédé québécoise. Dans ce domaine où les
tirages dépassent rarement 1 000 exemplaires, le dernier
titre de Rabagliati, Paul à la pêche, a été tiré à
10 000 exemplaires et en est à sa deuxième réimpression.
Le livre valait à son auteur un prix Joe Shuster dans la
catégorie Créateur exceptionnel de bande dessinée
canadienne francophone 2007. La même année, Rabagliati
recevait une mention spéciale du comité de sélection du
Prix des libraires pour l’ensemble de son œuvre.
« Voilà un créateur qui
contrôle l'efficacité dramatique de chacun de ses dessins,
misant sur un style dépourvu de fioritures. […] Comme dans
un film d'Hitchcock, l'impact visuel est maximal avec un
minimum de mots. » (La Presse, septembre 2006)
En 2002, toujours aux Éditions de La Pastèque, il publie
Paul a un travail d'été, qui lui vaut notamment le
Bédélys Québec pour le meilleur album québécois de
l’année, le Bédélys Média, ainsi que le prix BD Québec
(vote populaire) pour le meilleur album professionnel de
l’année. Suivront Paul en appartement (Doug Wright
Award – Best Book -, Grand Prix de la Ville de Québec et
autres récompenses), puis Paul dans le métro, un
recueil d'histoires courtes inédites pour lequel il a
obtenu le Grand prix de la Ville de Québec au FBDFQ.
Sa plus récente publication, Paul à la pêche, a
suscité un engouement médiatique sans précédent. « Chez
Michel Rabagliati, le quotidien, l’anecdotique se trouvent
magnifiés par son amour de la vie, son attention aux
moindres détails qui la composent et qui, peut-être, lui
donnent de la profondeur et du sens. […] Par le
foisonnement des thèmes, la richesse visuelle, les
trouvailles formelles, l’émotion, l’humanité à fleur de
peau, Paul à la pêche rappelle Le Fabuleux
Destin d’Amélie Poulain et, comme ce film, donne envie
à la personne qui s’y plonge de le faire connaître à ceux
qu’elle aime. » (Le Libraire, Québec, 2006)
Les Paul disponibles dans plus de 30 pays, sont traduits
en anglais (Drawn & Quarterly) ainsi qu’en italien (Coconino
Press), en néerlandais (Oog & Blik), en espagnol (Fulgencio
Pimentel) et bientôt en polonais. Publiée en français aux
Éditions de La Pastèque, l’œuvre de Michel Rabagliati est
distribuée en Europe par le Comptoir des Indépendants
(Montreuil, France).

|
|
|
|
|