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Les invités d'honneur au Salon édition
2005

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HORACIO CASTELLANOS MOYA
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© Moramay
Herrera Kury |
Écrire à coups de
poing

Entrevue
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Ayant fui la guerre civile au
Salvador, Horacio Castellanos Moya en relate les horreurs et
les contrecoups inévitables dans une œuvre littéraire qui
marie humour et violence. On rit froid. Cet écrivain engagé
est né au Honduras, en 1957, mais a vécu la majeure partie de
sa vie au Salvador. Comme il est difficile d’écrire dans un
pays où la littérature n’existe pas, il est aussi journaliste.
Du genre à écrire ce que certains pays latino-américains,
encore aujourd'hui, souhaitent taire, il est contraint
plusieurs fois à s’exiler. Le monde francophone le découvre à
la rentrée littéraire de 2003 grâce à la traduction d’El
asco. Thomas Bernhard en San Salvador (1997) publié et
traduit en 2003, sous le titre Le Dégoût, par la jeune
maison d’édition québécoise LES ALLUSIFS et réédité récemment
chez 10/18. Ses deux romans suivants, parus en 2004 et en
2005, sont tout aussi remarqués : La Mort d’Olga Maria (La
diabla en el espejo, 2000 / finaliste du prix
international Rómulo Gallegos), est une fable féroce, à
mi-chemin entre le documentaire et la fiction.
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RAPHAËL CONFIANT
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Français
en surface, créole en dedans

Entrevue
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Raphaël Confiant, vit en Martinique, une île qu’il aime et qui
l’a vu naître au début des années cinquante. Son enfance
passée au cœur de la société traditionnelle créole, habitée de
plantations de sucre, de distilleries qui fument et de
cérémonies hindoues l’a profondément marqué. Ses origines
complexes le mèneront tout droit à la défense acharnée de la
créolité. Son engagement sera multiple : associatif,
syndicaliste, politique, journalistique et littéraire. Raphaël
Confiant est aujourd’hui l’un des chefs de file des lettres
antillaises aux côtés de Jean Bernabé et Patrick Chamoiseau
avec qui il cosigne Éloge à la créolité (Gallimard,
1990) et Lettres Créoles (Hatier, 1991). Avant d’être
l’auteur francophone que l’on connaît, révélé au public avec
Le Nègre de l’amiral (Grasset/ prix Antigone 1988) et
Eau de café (Grasset, prix Novembre 1991), il publiait
ses romans et nouvelles à compte d’auteur en langue créole.
Depuis maintenant près de vingt ans, il écrit en français,
désarticule la « langue des maîtres » et la créolise. Toujours
au combat, écrivant jusqu’à deux livres par année, dont parmi
les plus récents La Lessive du diable (Serpent à
plumes, 2003), La Panse du chacal et Adèle et la
pacotilleuse (Mercure, 2004 et 2005), il poursuit
aujourd’hui une double carrière d’écrivain et d’universitaire.

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PIERRE DANSEREAU
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Pierre Dansereau, acteur de
premier plan et témoin d’un siècle qui a vu l’Amérique
basculer dans la modernité. Éminent scientifique, sommité
mondialement reconnue en géobotanique et en biogéographie,
humaniste, pionnier de l’écologie et grand spécialiste des
sciences sociales de l’environnement, il publiait en juin
dernier un ouvrage remarquable, s’abreuvant à la science mais
non scientifique, le premier volume de son autobiographie,
Projets inachevés – La lancée 1911-1936, aux ÉDITIONS
MULTIMONDES. Cet homme solide comme le roc, qui à quatre-vingt
dix ans passés dirigeait toujours des étudiants, donnait des
consultations, des conférences, des séminaires et écrivait des
articles, est aussi un grand éducateur qui a largement
contribué à sensibiliser l’opinion publique à la crise
environnementale et au développement durable. Il est l’auteur
de plusieurs ouvrages de grande portée scientifique dont,
entre autres, Biogeography, an Ecological Perspective
(1957), Contradictions & bioculture (1964),
Challenge for Survival. Land, Air, and Water for Man in
Megalopolis (1970), La Terre des hommes et le paysage
intérieur (1973), Harmonie désordre dans
l’environnement canadien (1975), L’envers et l’endroit
: le désir, le besoin et la capacité (1994). Il a été
lauréat des Prix Athanase-David (1959), Molson (1974),
Marie-Victorin (1983) et Isaak Walton Killam (1985) et a été
nommé en 1992 Grand Officier de l’Ordre national du Québec. En
2001, il recevait la plus haute distinction honorifique
canadienne en étant admis au Panthéon de la science et de
l’ingénierie, logé au Musée des sciences et de la technologie
du Canada. Son œuvre est unique et impose partout le respect
et l’admiration. Prendre un pseudonyme féminin pour publier,
c’était de la part d’un officier supérieur de l’armée
algérienne qui vit dans une société intolérante, un trait de
génie.

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Yasmina
Khadra
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Sous les règnes
de l’intégrisme

Entrevue
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Contraint pour sa sécurité à garder l’anonymat, Mohammed
Moulessehoul, alias Yasmina Khadra, se démasque en janvier
2001 à la publication de son livre l’Écrivain alors qu’il a
rejoint la France avec sa famille. Cette révélation suscitera
dans la presse un important débat. L’écrivain est un
militaire. Qui plus est, dans cette armée dont on dit qu’elle
partage la responsabilité dans les massacres qui endeuillent
l’Algérie. Il s’expliquera par le menu détail dans
L’Imposture des mots (2002) qui par ailleurs recevra la
médaille d’or de l’Académie française. Prévoyant n’écrire que
des fictions, ses premiers livres publiés en France —
Moritori (1997), Double blanc (1998) et
L’Automne des chimères (1998) — forment une trilogie
policière vouée à la dénonciation de l’intégrisme et de ses
effets dévastateurs. À la suite des Agneaux du Seigneur
(1999) et À quoi rêvent les loups (2000), il publiera
en 2002 son plus grand succès littéraire, Les Hirondelles
de Kaboul, qui lui vaut le Prix Asie de l’Association des
écrivains de langue française. Il s'attaque avec brio à deux
sujets d'une brûlante actualité : le terrorisme et le conflit
israélo-palestinien. À la deuxième sélection, son plus récent
roman, L’Attentat (2005), publié comme ses précédentes
œuvres chez JULLIARD, est toujours en lice pour le prestigieux
prix Goncourt.
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Alexandra
Larochelle |
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Un véritable conte
de fée |
Alexandra Larochelle publie
chez TRÉCARRÉ, La Clé de l’énigme (2005), troisième tome
d’une saga fantastique, débutée à l’âge de neuf ans et
publiée à l’aube de ses onze ans. Au détour de sa quatrième
année et d’un projet scolaire, sa vie d’enfant ne sera plus
jamais la même. Sans contrainte de longueur imposée, elle
laisse enfin dériver son imagination dans le récit d’une
histoire peuplée de créatures étranges. Au-delà de
l’univers (2003) est né. Avec fierté, ses parents
impriment et relient une cinquantaine d’exemplaires pour
l’offrir en cadeau. L’année suivante, les Éditions du
Trécarré lui donne sa première chance : son second roman,
Mission périlleuse en Erianigami (2004), voit le jour au
Salon du livre de Montréal et se voit retenu pour le Prix
des abonnés du Réseau des bibliothèques de la ville de
Québec — catégorie jeunesse. Sa vivacité d’esprit séduit
tous ses interlocuteurs. À douze ans, toujours un livre en
cours de rédaction et des idées plein la tête, l’avenir
s’ouvre tout grand devant elle!
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MICHAEL MORPURGO
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Écrivain-fermier
à l’itinéraire peu banal |
Jouissant d’une très grande renommée en Grande-Bretagne,
Michael Morpurgo est l’un des plus grands auteurs actuels de
littérature jeunesse. Il écrit pour l’enfant en lui,
l’adolescent qu’il a été et l’homme de soixante ans qu’il est
devenu. Remarqué en 1982 avec la publication de Cheval de
guerre, il choisit dès lors de se consacrer à l’écriture et
aux enfants en difficulté. Convaincu de la place à donner à la
mémoire dans la construction de l’identité, il ne ménage pas
ses lecteurs. Toutes ses aventures se déroulent sur un fond
historique, précis et bien documenté. Son roman Soldat
Peaceful (2004), à travers lequel il tente de réhabiliter
ces soldats de la Première Guerre fusillés souvent
injustement. À ce jour, il a écrit près d’une centaine de
romans plus passionnants les uns que les autres, traduits en
vingt-six langues et couronnés par de nombreux prix
littéraires, qui tous ont été publiés chez GALLIMARD JEUNESSE.
Déjà en possession d’un Award pour la littérature jeunesse, il
a remporté en mai 2003 le troisième Children’s Laureate qu’il
a lui-même contribué à créer en 1998 avec son ami, le poète
Ted Hughes. En 2004, il était nommé par le gouvernement
français Chevalier des Arts et des Lettres.

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JEAN-FRANÇOIS SOMAIN
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Sa naissance à Paris, son
enfance à Buenos Aires, son adolescence à Montréal marqueront
à tout jamais son destin. Jean-François Somain est un grand
voyageur. Et les pays qu’il visite ou habite pour son travail,
qui n’est pas toujours celui de l’écriture, lui serviront à
planter les décors de son œuvre. Il porte autant de noms de
plume qu’il affectionne de villes d’origine. Depuis 1966, il a
publié quarante-quatre ouvrages et plus de quatre-vingt-dix
nouvelles, essais, articles et textes divers dans des revues,
des recueils, des anthologies au Québec, en France, en
Belgique et au Japon. Économiste de formation, diplomate de
fonction (aujourd’hui retraité), passionné d’histoire, il est
aussi romancier, conteur, nouvelliste, poète et dramaturge. Il
s'intéresse à toutes les formes littéraires, la fiction
réaliste et la poésie, le théâtre et la nouvelle, le conte
fantastique, la science-fiction, le roman d'aventures et la
littérature jeunesse
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LOUISE TREMBLAY D’ESSIAMBRE
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L’œuvre de Louise Tremblay-D'Essiambre se déploie sur une
vaste gamme des genres littéraires, sonde avec un grand souci
de vérité les joies et les malheurs de nos vies d’hier et
d’aujourd’hui. Auteure de romans populaires, inspirée par la
richesse de l’expérience humaine, elle est estimée du public
pour sa sensibilité, sa polyvalence, sa grande curiosité et
l’amour qu’elle insuffle à chacun de ses personnages, fictifs
ou réels. Mère d’une tribu de neuf enfants, elle partage sa
vie entre famille, écriture et peinture, autant de passions
qu’elle se plaît à fondre dans ses livres. Le Tournesol,
son premier roman réédité depuis sous le titre de La fille
de Joseph, a paru en 1984. Mais sa carrière littéraire
débutera réellement dix ans plus tard à la publication de
Entre l’eau douce et la mer (1984), un voyage intérieur
empreint de douceur. Depuis cette date, seize autres romans,
tous publiés chez GUY ST-JEAN ÉDITEUR. Formidable conteuse au
souffle long, elle écrit coup sur coup deux grandes sagas
familiales : Les Années du silence (de 1995 à 2002),
publié en six tomes et aujourd’hui relié en coffret et, plus
récemment, Les Sœurs Deblois.

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