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Les
Visiteurs du jour
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Mercredi 14 novembre 2007 |
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Mélanie Rozier,
une Française parmi nous! |
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Venue de la région des Alpes de Haute-Provence, Manon Rozier a
décidé de mettre à l’épreuve ses mollets pour parcourir
Montréal à pied. L’une de ses escales était le Salon du livre.
Travaillant elle-même dans le domaine de l’édition jeunesse,
elle est venue faire du repérage et se renseigner sur la
littérature québécoise et ses éditeurs. Dans son périple entre
les kiosques, elle a perdu son compagnon, dont les centres
d’intérêt sont, avoue-t-elle, fort différents des siens. Nous
lui souhaitons de le retrouver dans le labyrinthe du Salon,
idéalement avant leur retour en France, prévu pour dimanche. |
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Yvon Côté,
un enseignant retraité
en admiration devant les jeunes
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Yvon Côté fréquente le Salon du Livre par nostalgie de
l’enseignement. Après une carrière de 36 ans, notre visiteur
ressent une profonde sympathie envers tous ces jeunes qu’il
voit autour de lui, touchant, manipulant des livres et se
nourrissant d’autres images que celles proposées par la
télévision. Grand lecteur d’essais sur la politique et la
sociologie, il reste quand même à l’affût de tous les livres à
visées pédagogiques. Cependant, il avoue être lui-même tombé
dans le grand piège d’Internet… où il s’amuse au jeu de la
généalogie. |
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Jeudi 15 novembre 2007 |
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Dre Estelle Germain,
médecin écolo en quête
de découvertes |
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Estelle Germain tire
derrière elle une petite valise sur roulettes. Cette
petite valise, nous confie-t-elle, se remplira aujourd’hui
de livres divers, en particulier sur le compostage et sur
le jardinage. Effectivement, notre dame, convaincue que
les livres ont réponse à tout, se déclare volontiers
écolo. Omnipraticienne venue de Rouyn pour un congrès de
médecins organisé par l’Université de Montréal, elle en
profite pour remplir ainsi non seulement sa valise, mais
aussi son carnet de références pour l’avenir. Ses petits
neveux, nous promet-elle, profiteront eux aussi de cette
abondante cueillette. |
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Robert Jérôme
découvre la plus grande librairie
au Québec. |
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Pourquoi ne pas prendre un petit congé pour venir de
Blainville afin de passer une belle journée à Montréal,
particulièrement au Salon du Livre où – quelle aubaine! – tous
les libraires se sont réunis... Voilà ce qu’a décidé de faire
Robert Jérôme, amateur de science-fiction et de romans
policiers. Assis avec sa compagne sur un banc public comme
dans un grand parc, il vient de se laisser tenter par un roman
d’horreur. Malgré des études où la littérature n’a guère eu de
place, notre visiteur du jour trouve toujours, chaque semaine,
quelques heures pour explorer l’imaginaire des écrivains
québécois.
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Vendredi
16 novembre 2007 |
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Sarah-Maude
au royaume de la fantaisie |
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Au Salon,
Sarah-Maude se sent Au royaume de la fantaisie. En tout cas,
c’est le titre du livre qu’on lui a dédicacé aujourd’hui, en
l’encourageant à continuer à lire. Le conseil était peut-être
superflu puisque notre jeune visiteuse consacre déjà trois de
ses soirées à la lecture. Les fins de semaine? Jeux de
société. En particulier Le Banquier. Admiratrice du personnage
Noémie, Sarah-Maude est de Longueuil, où elle fréquente depuis
peu l’école Pierre-d’Iberville. Avant l’entrevue, elle sautait
de joie à l’idée de se retrouver sur le site du Salon du Livre
de Montréal… Et voilà, c’est fait.
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Valérie Potvin
à la recherche de livres pour tous
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Son
sac d’emplettes est si lourd qu’elle en a confié la garde à un
responsable d'un stand. Enseignante depuis dix ans, Valérie
Potvin cueille tout ce qui peut intéresser ses élèves. Un
roman de Michèle Marineau a déjà obtenu ses faveurs, mais il
en faudra d’autres, en particulier pour les garçons. Pour ses
propres enfants (deux ans et cinq ans et demi), en plus de
leur offrir l’imaginaire québécois, notre visiteuse achètera
un livre de recettes… pour leur faire plaisir aux repas. Pour
elle-même, le dernier policier de Patricia Cornwell,
peut-être… |
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Samedi 17 novembre 2007 |
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Ismaël,
un messager de fantaisie |
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À neuf ans,
en quatrième année, souvent on doit visiter le Salon avec sa
classe. Ismaël le fait avec grand plaisir. Pour lui, le Salon,
c’est la fête. Il y a tant de livres. Tant de monde. Et tant
de fantaisie. Mais cette fantaisie, il ne la garde pas pour
lui tout seul. Il la transmet à sa petite sœur… en lui
racontant des histoires de princesses. « Elle adore ça! »
Aujourd’hui encore, il se fera messager de fantaisie – pour un
enfant qu’il ne connaît même pas cette fois-ci. Avec sa
classe, il va offrir une « Lecture en cadeau ». |
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Mélanie Poirier,
une maman marchande de lecture |
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Portant son petit Justin (4
mois) sur son ventre, Mélanie Poirier bouquine allègrement
pour ses élèves. Oui, depuis 12 ans, notre visiteuse achète
avec son propre budget de la littérature jeunesse. C’est ainsi
que sa classe de quatrième année est aujourd’hui garnie de la
superbe « Bibliothèque de Mélanie »! Elle-même friande de
littérature jeunesse (Harry Potter, Enfants Baudelaire, etc.),
cette enseignante arpente – avec plaisir, insiste-t-elle – le
Salon de Montréal… Elle le fait non seulement pour ses élèves,
mais aussi pour bébé Justin, qui s’imprègne déjà de l’odeur
des livres, et pour Jonathan (3 ans), à qui elle fera la
lecture ce soir.
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Dimanche |
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Fanie,
un rendez-vous chez Folio |
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Cégépienne
en littérature, elle veut devenir écrivaine. En fait, Fanie
l’est déjà puisqu’elle a jadis publié, à compte d’auteur, un
recueil de trois contes pour enfants, qu’elle avait également
illustrés. À son école, le succès l’avait même obligée à
réimprimer deux fois. Aujourd’hui, elle voue une grande
admiration à l’écrivain jeunesse Clive Barker, qui accompagne
ses écrits de toiles qu’il a peintes lui-même. Au moment où
nous l’avons abordée, Fanie en était à la phase d’exploration
du Salon. De plus, elle avait rendez-vous avec son chum
chez Folio (kiosque fort romantique sans doute). Laissons-la
poursuivre sa route.
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Jean-Yves Dufort,
un complice sans pareil |
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Bibliothécaire à St-Hubert, Jean-Yves Dufort est un complice
des enseignants, des conseillers et des parents de son milieu.
Il s’intéresse particulièrement aux livres qui traitent de
pédagogie. Depuis 1982, bon an mal an, il cherche des
documents utiles aux intervenants. Cette quête l’a longtemps
fait voyager. Aujourd’hui, c’est sa compagne poète, France
Mongeau, qui l’entraîne parfois hors du pays. Visiblement en
bonne forme – comme beaucoup de spécialistes de l’information,
s’empresse-t-il d’ajouter –, notre visiteur du jour se
retrouve parfois sur les pentes de Sutton… où il devient, à
l’occasion, moniteur de ski.
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Lundi |
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Marco Barsetti,
le rêve de devenir écrivain |
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Étudiant en
littérature à l’UQÀM, Marco Barsetti s’étonne (et se réjouit)
de voir au Salon tant de livres pour la jeunesse. C’est que
notre visiteur entretient le rêve d’écrire un jour. Mais il
est tellement « dur » d’écrire. D’abord, il y a la discipline.
Ensuite, trouver le mot juste… l’imagination fertile ne suffit
pas. Il hésite. Comme de raison : quand on est en littérature
à l’université, n’est-ce pas justement pour hésiter? À défaut
de devenir écrivain, Marco enseignera sans doute au cégep, ou
à l’université. Surtout pas au secondaire! Ses souvenirs en
sont trop affreux. |
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Henry Mejiai,
un montréalais d'honduras
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Quand il a
mis le pied en sol québecois, le 10 janvier 1995, le mercure
indiquait 30 degrés sous zéro. Il arrivait d’Amérique latine
(Honduras), où il faisait 30 degrés au-dessus de zéro. Malgré
ce bond vertigineux de 60 degrés, notre visiteur affirme qu’il
a été bien accueilli. Aujourd’hui, il termine ses études
secondaires avec 50 autres adultes, tous en visite au Salon.
Il se dit montréalais et prévoit devenir comptable. Quand nous
l’avons rencontré, il était à la recherche de livres sur
l’environnement. Son français est remarquable. Il doit lire
beaucoup.
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