| |
Introduction - Bibliothèque
centrale de Montréal
C’est avec plaisir que le
personnel de la Bibliothèque centrale de Montréal se joint à
l’équipe du Salon du livre pour souligner ses vingt-cinq
années d’existence. Mais quel défi de brosser un portrait d’un
quart de siècle d’édition québécoise dans pratiquement tous
les secteurs de l’activité humaine! Vingt-cinq années de
travail passionné de tous les artisans du milieu du livre...
Vingt-cinq années de réactions de plusieurs millions de
lecteurs, recueillies au jour le jour...
Force est de constater que l’édition québécoise s’est
considérablement développée durant cette période et qu’elle se
porte maintenant fort bien. Les choix n’en ont été que plus
difficiles! Bien sûr, ils reflètent une perspective de
bibliothèque municipale. Des chercheurs auraient sans doute
posé des jugements différents et bien que nous ayons basé les
nôtres sur des recherches sérieuses et sur une longue
expérience du public, nous sommes conscients que les résultats
demeurent subjectifs. Qu’est d’abord un livre marquant? Un
ouvrage reconnu par les pairs, par le public, par ces deux
groupes? Un ouvrage populaire, qui a enchanté la critique ou
soulevé la polémique? Un texte introduisant un renouvellement
formel ou présentant un point de vue original? Et comment
distinguer l’effet de mode du réel écho?
Toutes les questions qui précèdent sont de nature à soulever
des débats passionnés. Pour notre part, nous avons tenté d’y
répondre de notre mieux en choisissant des titres qui
satisfaisaient un maximum de critères. La Bibliographie du
Québec nous a servi à déterminer si l’édition ou l’auteur
était québécois. Nous avons dépouillé les listes de
récipiendaires de prix et lorsque des sources critiques
étaient disponibles, nous les avons consultées, qu’il s’agisse
de bibliographies ou d’articles de revues ou de journaux. Des
spécialistes ont également validé certaines listes. Nous
remercions notamment mesdames Hélène Charbonneau et Ginette
Guindon pour la littérature de jeunesse et monsieur François
Mayeux pour les bandes dessinées. Par ailleurs, nous avons
retenu de préférence les premières éditions, à l’exception
toutefois d’incontournables dont les dates de première
publication les excluaient de la période couverte. Enfin, il
nous a paru souhaitable de mettre en évidence le plus grand
nombre d’auteurs possible afin de traduire l’extraordinaire
variété de la production québécoise.

|