Visiteurs :  Invités d'honneur 2014

Invités d'honneur 2014

Catherine Girard-Audet
© Éditions Les Malins

Catherine Girard-Audet
   Radio-Canada

Que ce soit avec le populaire ABC des fillesou à travers les aventures et mésaventures de son héroïne, Léa Olivier, Catherine Girard-Audet est devenue la grande sœur et la confidente de dizaines de milliers de jeunes lectrices, ici et ailleurs dans la francophonie. Plus encore, l’auteure de 33 ans a donné à plusieurs d’entre elles le goût de la lecture !

Originaire de Québec, Catherine Girard-Audet détient un baccalauréat en littérature française, anglaise et espagnole de l’Université McGill et un diplôme d'études supérieures en traduction de l'Université Concordia. C’est en tant que traductrice qu’elle fait ses premières incursions dans le monde du livre, traduisant une centaine d’œuvres jeunesse de fiction. Parmi celles-ci, des albums tirés de succès télévisuels commeDora l’exploratrice, Lizzy McGuire, Bob l’éponge ou Les Mélodilous et les collections J’apprends à lire, Princesses de Disney, L’envers des contes de fées, Fraisinette et Lazy Town.

En 2008, elle traverse du côté des auteurs, signant aux Éditions Les Malins le premier tome de l’ABC des filles, véritable guide encyclopédique destiné aux adolescentes québécoises et touchant tous les aspects de leur univers. Également responsable d’un blogue à VRAK.TV et du courrier du cœur du magazine Cool, Catherine sait trouver le ton et les mots qu’il faut pour aborder les questions les plus délicates, sans se priver d’une touche d’humour quand vient le temps de se pencher sur les sujets plus légers. Publié chaque année, l’abécédaire a battu des records de vente dès sa sortie pour atteindre le statut de best-seller.

En 2011, Catherine écrit un Guide de la nutrition invitant les ados à bien se nourrir et à adopter un mode de vie sain et actif. Aux Éditions Goélette, elle publie par ailleurs un roman intitulé Journal intime de la belle-mère (pas si) cruelle de Blanche-Neige.

L’année suivante, elle lance le premier tome de La vie compliquée de Léa Olivier, une série qui relate les hauts et les bas d’une adolescente obligée de laisser derrière elle son village natal, son chum et sa meilleure amie lorsque sa famille déménage à Montréal. Depuis Perdue, premier tome de la série, 300 000 exemplaires des aventures de Léa ont trouvé preneur, au Québec comme en France et en Belgique, où Catherine Girard-Audet compte de plus en plus de lecteurs. Rédigé sous forme de clavardage, d’entrées de blogue, d’échanges de courriels et de textos, ce roman épistolaire 2.0 en est à son sixième tome. Dans Tornades, on suit Léa et sa famille jusqu’à Varadero, où ils passent les vacances des Fêtes.

Fruit de la collaboration entre Catherine Girard-Audet et les bédéistes belges Alcante et Ludowick Borecki, une BD tirée du 1er tome de La vie compliquée de Léa Olivier arrivera en librairie le 12 novembre.

Titres marquants
Le petit Prince, Saint-Exupéry
Le journal d’Anne Frank
Les liaisons dangereuses, Laclos
L’écume des jours, Boris Vian
Un certain sourire, Françoise Sagan
Carnets de naufrage, Guillaume Vigneault
Scrapbook, Nadine Bismuth

Denise Desautels
© Normand Rajotte

Denise Desautels
   Radio-Canada

« Au premier abord, c'est une œuvre âpre que nous découvrons [...] toisant de si près la mort que le lecteur peu familier d'une telle écriture peut avoir le réflexe d'un léger recul ou la faiblesse de détourner le regard. Il ne verrait pas alors la lumière que porte une voix puissante à soulever les voiles de l'intimité, à descendre dans le palimpseste de la mémoire ou à disséquer le réel, dont on sait qu'il prend souvent la forme de l'impossible. » — Pascal Maillard, Médiapa

Née à Montréal, Denise Desautels partage sa vie entre Montréal et Paris. Depuis 1975, elle a publié deux récits :Sans toi, je n’aurais pas regardé si haut. Tableaux d’un parc (2014, Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie) etCe fauve, le bonheur (1998); un abécédaire : Ce désir toujours (2005), et une vingtaine de recueils de textes ou de poésie dont L’angle noir de la joie (2011), L’œil au ralenti (2007), Mémoires parallèles (2004) et « Ma joie », crie-t-elle (1996). Cette année, elle a aussi publié une traduction d’Antoni Clapés, L’architecture de la lumière / L’arquitectura de la llum. Une anthologie de son travail poétique, Mémoires parallèles — choix et présentation de Paul Chamberland, a été publiée au Noroît en 2004.

Denise Desautels est l’auteure de cinq dramatiques radiophoniques dont l’une, Voix, a été primée par la Communauté des radios publiques de langue française. Elle a aussi collaboré à une quinzaine de livres d’artistes, ici et en France.

La liste des honneurs qu’on lui a décernés au fil des ans est tout aussi impressionnante que cette imposante bibliographie. Denise Desautels a reçu le prix de la Fondation Les Forges pour Leçons de Venise (1990), les prix du Gouverneur général du Canada et de la revue Estuaire pour Le saut de l'ange (1992) et les prix de la Société des écrivains canadiens et de la Société Radio Canada pour Tombeau de Lou (2000). En 1999, on lui remettait la médaille « Échelon vermeil », soit la plus haute distinction accordée par la Ville de Paris.

Boursière du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec à plusieurs reprises, elle recevait du CALQ, en 2005-2006, une bourse de carrière pour sa « contribution exceptionnelle à la culture québécoise ». Elle s’est aussi vu remettre le prix Athanase-David, qui couronnait en 2009 l’ensemble de son œuvre poétique. En 2010, elle recevait le prestigieux Prix de littérature francophone Jean Arp, également pour l’ensemble de son œuvre. Elle est par ailleurs membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada.

L’immense talent de Denise Desautels rayonne aux quatre coins de la francophonie, et bien au-delà. Depuis 1980, elle participe régulièrement à des rencontres et colloques internationaux sur la poésie québécoise, sur l'écriture actuelle et sur les rapports que celle-ci entretient avec les autres arts — notamment les arts visuels.

Titres marquants
Le plaisir du texte et Roland Barthes par Roland Barthes, Roland Barthes
L’Euguélionne , Louky Bersianik
Une saison dans la vie d’Emmanuel , Marie-Claire Blais
Le sens apparent, Nicole Brossard
L’étranger, Les justes et Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
Le ravissement de Lol V. Stein et L’été 80, Marguerite Duras
Le torrent et Le tombeau des Rois, Anne Hébert
Le procès et Lettre au père, Frank Kafka
Mafalda , Quino
Enfance et Tu ne t’aimes pas, Nathalie Sarraute
Une chambre à soi et Mrs Dalloway, Virginia Woolf
Katherine Pancol
© Sylvie Lancrenon

Katherine Pancol
Confidences d'un écrivain Muchachas    Radio-Canada

« On récolte toujours en observant. J’aime apprendre. J’aime la vie, l’amitié, les rencontres, les voyages, l’imprévu. J’ouvre grand les bras, même quand j’aurais envie de les refermer. Tout m’étonne, je ne suis jamais blasée. Et de cette étreinte avec la vie naissent les livres. »

Née au Maroc, à Casablanca, Katherine Pancol arrive en France à l’âge de cinq ans. Diplômée en études littéraires (maîtrise et deux ans de doctorat en lettres modernes), elle devient journaliste « au hasard d’une rencontre ». Un métier qui lui apprend l’écriture et la musique des mots, qui lui apprend aussi à peaufiner ses textes, à récrire vingt fois le même article « afin qu’il sonne bien », explique-t-elle dans son site internet. De reportages en chroniques et en interviews, ses textes paraissent dans les pages de Paris Match, Elle, Cosmopolitan et Le Journal du dimanche.

Sensible à sa plume, l’éditeur Robert Laffont sera le premier à lui proposer d’écrire un roman. Katherine Pancol publie Moi d’abord en 1979. Le livre se vend à 300 000 exemplaires. Dépassée par le tourbillon du succès, l’auteure s’envole vers New York, où elle passera une dizaine d’années. Elle y suit notamment des cours de creative writing à la Columbia University, et fait la rencontre d’écrivains, de metteurs en scène et de scénaristes. C’est pendant cette période américaine qu’elle écrit La Barbare, en 1981, puis Scarlett, si possible (1985) et Les hommes cruels ne courent pas les rues (1990).

Au fil des ans, elle publiera plusieurs autres romans – Vu de l'extérieur, Une si belle image, Encore une danse, J'étais là avant, Un homme à distance, Embrassez-moi... – avant le véritable tsunami qu’entraîne la parution de sa première trilogie, parue entre 2006 et 2010 aux Éditions Albin Michel. Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi se vendent à deux millions d’exemplaires chacun et sont traduits en trente langues, faisant de Katherine Pancol un véritable phénomène d’édition.

Publié cette année chez le même éditeur, son nouveau roman, Muchachas, redonne vie à certains personnages du clan Cortès, en ajoute d'autres tels Calypso, Elena, Ulysse, et raconte une toute nouvelle histoire située en Bourgogne dans une ferme et dans une ferraille, une histoire grave qui traite de violence conjugale avec des personnages qui s'appellent Stella, Adrian, Tom, Léonie, Ray Valenti, etc. Katherine Pancol a mis trois ans et demi à écrire Muchachas et devant le nombre de pages du roman (1500) a préféré le publier en trois parties, Muchachas 1, 2 et 3.

Katherine Pancol fait sienne la phrase de Paul-Émile Victor : « Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie. » Elle partage actuellement sa vie entre Paris et la Normandie. Et chaque jour, sauf le dimanche, Katherine Pancol écrit, écrit, écrit...

Titres marquants
Mémoires de deux jeunes mariés, La cousine Bette et Le Père Goriot, Honoré de Balzac
Demande à la poussière, John Fante
Le postier , Bukowsky
L’attrape cœurs, J. D. Salinger
A good man is hard to find, Flannery O’connor
Lettres de Capri, Mario Soldati
La promesse de l’aube, Romain Gary
Chéri et les Claudine, Colette
Une vieille maîtresse, Barbey D’aurevilly
Une vie,Guy De Maupassant
La ballade du café triste,Carson Mc Cullers
Marie-Jean Vinciguerra

Marie-Jean Vinciguerra
   Radio-Canada

Au cours de sa riche carrière, Marie-Jean Vinciguerra a publié des ouvrages sur les thèmes les plus divers et pratiquement dans toutes les maisons d’édition de Corse. Écrivain et critique respecté, véritable « passeur » de la littérature insulaire, il a signé nombre de préfaces et de chroniques littéraires.

Marie-Jean Vinciguerra est né à Bastia en 1931. Écrivain, à la fois prolifique et exigeant, ancien haut fonctionnaire et inspecteur général de l’éducation nationale, il a mené une impressionnante carrière universitaire, diplomatique et politique.

Professeur agrégé, il a enseigné l’italien en lettres supérieures à Bastia ainsi que la philosophie et l’histoire dans les lycées de Bastia, Soissons et de Vanves. De 1963 à 1974, il a exercé les fonctions de Conseiller culturel et de coopération technique auprès des ambassades de France en Thaïlande, en Colombie, en Haute-Volta (Burkina Faso). Directeur des établissements français d’enseignement à la Direction générale des affaires culturelles, puis, conseiller de plusieurs ministres de l’éducation nationale, il a été notamment (1987-1988), directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, Secrétaire d’État à l’Education Nationale. Par trois fois, chef de la délégation française comme représentant du ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur à la Conférence internationale de l’éducation (UNESCO), à Genève (1992, 1994), à Paris (1995), il a été également le chef de la délégation française au conseil du Bureau international de Genève (BIE), en 1994, 1995, 1996… Expert de la Banque Mondiale en 1996…

Entre 1979 et 2004, son parcours politique l’a amené à occuper les sièges de conseiller général de Bastia, de conseiller régional et de conseiller territorial à l’assemblée de Corse.

Marie-Jean Vinciguerra a publié plusieurs recueils de poésie (Marines sauvages et Kyrie Eleison, préfacé par Jean-Noël Pancrazi, Prix du livre de la région corse) et de nombreux essais historiques (Garibaldi, héros des deux mondes, Hölderlin et Paoli…). Son œuvre théâtrale compte deux comédies, Minighettu ou le maçon amoureux (1962) et Arlecchino et Grossu Minutu francs-maçons (2014), et un drame Don Petru (2006). Enfin, il a écrit trois romans : La veuve de l’écrivain (2005), Prix du Salon du livre insulaire d’Ouessant,Bastion sous le vent, récit onirique et autobiographique qui a obtenu en 2011 le Prix du livre de la collectivité territoriale de Corse, et Mrs Christie prend le maquis, paru cette année aux éditions Albiana.

Ardent défenseur de la langue et de la culture corses, connaisseur passionné de la littérature insulaire d’hier et d’aujourd’hui, il s’est penché sur la situation linguistique de son île. « Le problème de la langue, particulièrement difficile dans un contexte institutionnel qui exclut la reconnaissance à parts égales des deux langues et refuse la co-officialité, se pose de façon cruciale… Je crois qu’il faut miser sur la force créatrice de nos écrivains en langue corse puisant dans notre imaginaire singulier tout en s’ouvrant aux littératures du monde. Oui, la littérature corse existe. Elle affirme de plus en plus sa personnalité au carrefour de plusieurs cultures. Littérature de notre âme, puisse-t-elle redevenir aussi la langue du pain ! »

Marie-Jean Vinciguerra est titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères : Chevalier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre national du mérite (au titre des Affaires étrangères), médaille d’or de la Jeunesse et des Sports, Officier des Palmes académiques, Commandeur de l’Ordre de l’Eléphant blanc du Siam, médaille d’or de la Croix-Rouge de Thaïlande, Ordre de Paula de Santander (pour services rendus à la culture colombienne), Chevalier de l’Ordre national voltaïque et Chevalier de l’Ordre du mérite de la République italienne.

Titres marquants
Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier
Les sept couleurs, Robert Brasillac
Cahier d’un retour au pays natal, Aimé Césaire
Les immémoriaux et Stèles, Victor Ségalen
Hypérionet L’Archipel, Friedrich Hölderlin
Le mystérieux Mr Quinn, Agatha Christie
Les Malavoglia, Giovanni Verga
Le jour du jugement, Salvatore Satta
Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez
La Guerre et la Paix, Léon Tolstoï
Max Lobe
© Yvonne Böhler

Max Lobe
Mia-culture    Radio-Canada

Mwána vit dans un pays au cœur de l’Europe, avec ses cousins blancs qu’il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s’échauffent. C’est dans ce contexte que Mwána cherche un emploi. Et rien n’est gagné.

« Je trouve qu’arriver à faire un roman qui soit à la fois sensible, chaud, coloré, émouvant, ça relève du petit coup de génie ! [...] C’est une très belle lecture. » À l’émission La librairie francophone, diffusée par la communauté des radios publiques de langue française, on ne tarissait pas d’éloges en parlant de La Trinité bantoue, second roman de Max Lobe ( Zoé, 2014 ). Un récit émouvant dans lequel le jeune Camerounais aujourd’hui établi à Genève réussit à aborder les sujets complexes de l’exclusion, de la xénophobie et de l’homophobie avec une certaine légèreté et sans apitoiement.

Né à Douala en 1986, Max Lobe a grandi dans une famille de sept enfants. C’est à 18 ans qu’il immigre en Suisse, deux ans après l’obtention de son Bac (équivalent du DEC). Il poursuit des études de communication et journalisme à Lugano, près de la frontière italienne. Il obtient ensuite une maîtrise en Politique et Administration publique de l’Institut des Hautes Études en Administration Publique de Lausanne.

Après un récit, L’Enfant du miracle, paru en 2011, Max Lobe publie aux Éditions Zoé, 39 rue de Berne, qui remporte en 2013 le Prix du roman des Romands (équivalent du Goncourt des lycéens en Suisse romande). Fort de ce succès qui le révèle comme un jeune auteur très prometteur, il fera une tournée des écoles helvètes et sera invité à participer à de nombreuses lectures publiques, en Suisse et en France.

Auteur chaleureux au rire contagieux, Max Lobe publie des nouvelles dans son blogue, Les Cahiers bantous – Un regard bantou sur la Suisse [lescahiersbantou.wordpress.com].

Titres marquants
Les honneurs perdus, Calixthe Beyala
L'autre moitié du soleil , Chimamanda Ngozi Adichié
L'aventure ambigüe, Cheikh Hamidou Kane
Allah n'est pas obligé, Ahmadou Kourouma
Vie de Boy , Ferdinand Oyono Guillaume Tell pour les écoles, Max Frisch
Mémoires de Porc-épic, Alain Mabanckou
Indignation , Philippe Roth
Cent ans de solitude, Gabriel Garcià Marquez
Aline, C.F Ramuz
Michel Marc Bouchard
© Julie Perreault

Michel Marc Bouchard
   Radio-Canada

Michel Marc Bouchard est l'auteur de plus de 25 pièces, toutes créées au théâtre et récompensées de plusieurs distinctions Ses œuvres les plus connues sont Les Feluettes, Les Muses orphelines, L'Histoire de l'oie, Les Grandes Chaleurs, Le Voyage du couronnement (produite sur la grande scène du Shaw en 2003), Le Chemin des passes-dangereuses, Le Peintre des madones, Tom à la ferme et Christine, la reine-garçon. Elles sont traduites en plusieurs langues et jouées régulièrement un peu partout à travers le monde y compris au Japon et en Corée du sud. Nombre d’entre elles ont été adaptés au cinéma et lui ont valu maints éloges et plusieurs prix. Boursier du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts de l'Ontario, du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Fondation Beaumarchais (Paris), il a été auteur en résidence au Théâtre du Nouveau Monde (Montréal), au New Dramatist (New-York), au Banff Center for the Arts (Alberta), au Festival de Limoges (France), à l'Université d'Ottawa et au Teatro della Limonaia (Florence).

Il est officier de l’Ordre du Canada et Chevalier de l'Ordre du Québec. Il a reçu de nombreuses distinctions dont le prix du Centre national des arts du Canada (1992), le Chalmer’s Award, le Dora Mavor Moore Award, le Betty Mitchel Award, le prix d’Excellence littéraire du Journal de Montréal (à deux reprises), le prix de l’Association des critiques en théâtre du Québec et de Mexico, le Primo Arte Candoni (Italie) et le Prix de la SACD (Paris). Il a été finaliste trois fois aux Prix littéraires du Gouverneur général du Canada.

Il est également maître d’œuvre d’importantes expositions historiques et thématiques : Ludovica (1998) au Musée de l’Amérique française et au Musée d’Aquitaine à Bordeaux ; Talons et tentations (2001) au Musée de la Civilisation de Québec, Maria Chapdelaine, Vérités et mensonges (2002) au Musée Louis Hémon et l’exposition inaugurale de la Grande Bibliothèque à Montréal : Tous ces livres sont à toi ! (2005), reprise au Musée de la Civilisation (2007).

Depuis 2006, il est chargé de cours en écriture à l’École nationale de théâtre du Canada.

Présentement, il travaille avec le compositeur australien Kevin March à l’adaptation de sa pièce Les Feluettes pour l’Opéra de Montréal dont la présentation est prévue pour mai 2016 et à Cité-Mémoire, une importante installation avec les artistes visuels Michel Lemieux et Victor Pilon, qui se déploiera dans tout le Vieux-Montréal en 2016.

Michel Marc Bouchard est publié chez Leméac Éditeur (Montréal), aux Éditions Théâtrales (Paris), chez Talon Books (Vancouver), chez Scirroco (Winnipeg), chez Milagro (Mexico), Ubu libri (Milan), chez ZAMZ (Séoul) et chez Sairyusha (Tokyo).

Son parcours, ses préoccupations et ses convictions lui ont valu l’invitation conjointe du Centre québécois du P.E.N. International, d’Amnistie internationale et de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ), à être le porte-parole de la 15e édition de Livres comme l’air, invitation qu’il a acceptée sans hésiter. Geste symbolique de solidarité et plate-forme de sensibilisation au destin des écrivains emprisonnés pour leurs opinions, Livres comme l’air se déroule chaque année au Salon du livre de Montréal.

Michel Tremblay
© Hugo-Sébastien Aubert

Michel Tremblay
   Radio-Canada

« J’ai toujours dit que j’arrêterais d’écrire quand je n’aurais plus rien à dire ; ça n’est pas encore arrivé », expliquait en riant Michel Tremblay dans une entrevue accordée au
Devoir. Ajoutons pour le paraphraser que cet auteur prolifique arrêtera de participer aux séances de signatures du Salon du livre de Montréal quand il n’aura plus rien à apprendre de ses lecteurs... Et ce n’est pas demain la veille : pour Michel Tremblay, ce rendez-vous annuel est sacré !

Figure incontournable de notre paysage culturel, Michel Tremblay est l’un des écrivains les plus importants de sa génération. Lue et jouée aux quatre coins du monde, son œuvre comporte plus de trente romans et autant de pièces de théâtre, sans compter les livrets de comédie musicale ou d’opéra, les paroles de chansons, contes, nouvelles, récits, adaptations, traductions et scénarios de films !

Créée en 1968 au Théâtre du Rideau Vert, sa pièce phare, Les Belles-Sœurs, a été traduite en plus de trente langues et a ouvert la voie à une œuvre théâtrale magistrale. Le cycle des Belles-Sœurs, comme on l’appelle, comprend une vingtaine de pièces marquantes, telles queÀ toi pour toujours, ta Marie-Lou (1971), Hosanna (1973), Bonjour, là, bonjour (1974), Sainte Carmen de la Main (1975),Albertine, en cinq temps (1983), Le vrai monde ? (1986), Encore une fois, si vous le permettez (1997) et Le Paradis à la fin de vos jours (2008).

C’est en 1978 que Tremblay entreprend l’écriture des romans qui formeront les Chroniques du Plateau-Mont-Royal :La grosse femme d’à côté est enceinte, Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges, La Duchesse et le Roturier, Des nouvelles d’Édouard, Le premier quartier de la lune et Un objet de beauté.

Déroulant le fil de sa vie, l’auteur a publié des récits magnifiques, racontant les découvertes cinématographiques, théâtrales et littéraires de sa jeunesse : Les vues animées, Douze coups de théâtre, Un ange cornu avec des ailes de tôle. Dans Bonbons assortis, adapté pour la scène en 2005, il remontait l’histoire des souvenirs familiaux jusqu’à sa petite enfance.

Tremblay amorce en 2003 un nouveau cycle romanesque intitulé Les cahiers de Céline, qui compte trois titres : Le cahier noir, Le cahier rouge et Le cahier bleu. Il se lance ensuite dans La diaspora des Desrosiers, série de romans consacrés au chapitre maternel de sa famille, de 1913 à 1940. Cette saga s’est amorcée en 2007 avec la publication de La traversée du continent. Après Les clefs du Paradise, paru en 2013, on lira cet automne Survivre ! Survivre ! (Leméac), huitième des neuf épisodes que comptera la série, trente-troisième œuvre de fiction de l’auteur et quinzième livre de Michel Tremblay en autant d’années. Paraîtront également cet automne une édition mise à jour et enrichie de L’univers de Michel Tremblay. Le dictionnaire des personnages (Leméac) – ouvrage de référence rédigé par Jean-Marc Barrette et Serge Bergeron répertoriant les milliers de personnages fictifs et réels qui peuplent l’œuvre de l’écrivain – et Ainsi cuisinaient les belles-sœurs (Flammarion Québec / Leméac) – dans lequel Anne Fortin s’inspire des Chroniques du Plateau-Mont-Royal et de La diaspora des Desrosiers pour détailler l’assiette de nos aïeux et offrir un savoureux contrepoint aux mots de l’écrivain.

Une telle production littéraire appelle son lot de récompenses ! Six fois boursier du Conseil des arts du Canada, Michel Tremblay a reçu plus d’une soixantaine de prix au cours de sa carrière. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lui remet en 1974 le prix Victor-Morin, et il reçoit la médaille du Lieutenant-Gouverneur de l’Ontario en 1976. Pour l’ensemble de son œuvre, on lui décerne par ailleurs le prix Athanase-David en 1988 et le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène en 1999. Michel Tremblay est chevalier de la Légion d’honneur en France, et son nom figure dans les dictionnaires Larousse et Robert. Mentionnons enfin que le Salon du livre de Montréal lui a décerné le prix du Grand public à trois reprises, en 2007, 2008 et 2009, pour Le trou dans le mur, La traversée du continent et La traversée de la ville.


Titres marquants
Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez
La détresse et l'enchantementet Bonheur d'occasion, Gabrielle Roy
L'auberge de l'ange-gardien, la Comtesse de Ségur
Tintin au Congo, Hergé
Les enfants du Capitaine Grant, Jules Verne
Blanche-Neige et les sept nains, les Frères Grimm
Un poulet pour Noël, Joe Hatcher
Worrals, Biggles et King, Captain W.E. Johns
Agamemnon, Eschyle
Bug-Jargal , Victor Hugo
Vol de nuit, Antoine de Saint-Exupéry

Normand Baillargeon
© Marie Santerre Baillargeon

Normand Baillargeon
   Radio-Canada

Avec lui, les sceptiques ne sont jamais confondus. Normand Baillargeon, c’est un éveilleur de conscience et un sonneur d’alarme, débusqueur de sophismes, pourfendeur de bêtises et déconstructeur de légendes urbaines, bref, il est l’ennemi juré de toute forme de malhonnêteté intellectuelle ou d’arnaque scientifique...

Essayiste, militant libertaire, chroniqueur et collaborateur à différentes revues alternatives, Normand Baillargeon est un véritable phénomène. Professeur contestataire à l'Université du Québec à Montréal, il défend des positions qui « ne sont pas toujours celles que tout le monde veut entendre [et] fait cavalier seul ». C’est un intellectuel, un vrai, libre et fier de l’être.

Paru en 2005 chez Lux Éditeur, son Petit cours d’autodéfense intellectuelle a connu ici un extraordinaire succès en plus d’être traduit en anglais, allemand, néerlandais, finnois, roumain, coréen, italien, espagnol et portugais.

Au nombre de ses autres publications, citons L’ordre moins le pouvoir : histoire et actualité de l’anarchisme (2004), Contre la réforme. La dérive idéologique du système d’éducation québécois (2009), Liliane est au lycée et Je ne suis pas une PME (2011), L’Arche de Socrate. Petit bestiaire philosophique (2012), Turbulences. Essais de philosophie et d’éducation et Légendes pédagogiques (2013).

Cette année, il a publié Une histoire philosophique de la pédagogie aux éditions Poètes de brousse et Chroniques des années molles chez Leméac.

Et qu’est-ce qui attend Normand Baillargeon dans les mois qui viennent ? Entre autres, trois nouveaux ouvrages collectifs : l’un sur la laïcité, le second sur l’économie et le troisième, dirigé par Gabriel Nadeau-Dubois, sur la gratuité de l’université, cause qu’il défend de toute son âme. Baillargeon travaillera également sur deux projets qui, écrit-il dans son blogue hébergé par VOIR.ca, tardent à être complétés : l’édition critique de L’initiation mathématique de Charles-Ange Laisant, et une anthologie des écrits de [son] cher Condorcet. Et puis, outre de nombreuses préfaces, il continuera à signer la rubrique Essai de la revue Le Libraire et la chronique Éducation des cinq numéros du journalÀ Bâbord auquel il collabore depuis 12 ans. Bien entendu, il poursuit à Radio-Canada sa chronique philosophique à l’émission Dessine-moi un dimanche, animée par Franco Nuovo sur ICI première.

Alors, Qu’est-ce qui fait courir Normand Baillargeon ? La vérité, votre honneur, et rien que la vérité !

Titres marquants
Paroles , Jacques Prévert
Rubayat, Omar Khayyam
La poésie québécoise : des origines à nos jours, Laurent Mailhot et Pierre Nepveu
La fabrication du consentement, Noam Chomsky et Edward Herman
Principes de reconstruction sociale, Bertrand Russell
L’entraide, Pierre Kropotkine
Exquisite Rebel, Voltairine de Cleyre
Œuvres complètes, Aristote
Cinq mémoires sur l’instruction publique, Condorcet
Martin Gardner's Mathematical Games , Martin Gardner

Rémy Simard
© Alex Godbout Simard

Rémy Simard
   Radio-Canada

Avec plus de 80 titres à son actif, Rémy Simard est un incontournable dans le monde de l’illustration et de l’édition au Québec. Maniant le verbe aussi bien que l’image, ce créateur aux multiples talents navigue dans des univers fantaisistes où l’humour, parfois absurde ou irrévérencieux, occupe une large place.

Rémy Simard est né à Roberval en 1959. Adolescent, il dévore des B.D. dont il s’inspire pour dessiner : celles de Franquin, par exemple, ou les aventures de Michel Vaillant. Il publie ses premiers dessins en 1978 dans le journal Continuum de l’Université de Montréal, où il étudie en sciences politiques. Diplôme en poche, il fait ensuite une année d’études en arts plastiques. Il opte rapidement pour cette voie-là, qui lui ouvre une carrière prolifique d’illustrateur, de bédéiste, d’éditeur et d’auteur

La maison d’édition scolaire Études vivantes publie en 1980 quelques-unes de ses illustrations. Il publie ensuite dans Cocktail, dans Croc et, pendant une dizaine d’années, dans la section Télé-détente du TV-Hebdo.

En 1986, Rémy Simard fonde les éditions Kami-case et publie ses propres B.D. avant de s’ouvrir à des auteurs comme Claude Cloutier, Caroline Merola ou Michel Garneau, alias Garnotte. Dans le domaine de l’édition, il a également été directeur du secteur jeunesse chez Boréal.

C’est dans les années 1990 que Simard crée la série Roberval Kid et signe son premier roman jeunesse, La B.D. donne des boutons. À partir de là, sa production alterne entre romans, B.D. et illustration et compte de nombreuses et fructueuses collaborations avec ses pairs : la série Auguste Pokus avec Sylvie Desrosiers, les aventures de Zoée sur des textes d’Annie Langlois, celles de Matisse avec Jennifer Tremblay, les histoires de la Famille Machin-Chouette avec Paule Brière, celles de Lili Pucette sur les mots d’Alain Ulysse Tremblay et, avec Philippe Chauveau, les nombreuses Aventures de Billy Bob, aux titres hilarants :Le Cruel Congélateur, La Poutine de l’enfer, Gros méchants bleuets, La Frite fantôme...

En tandem avec l’illustrateur Pierre Pratt, il écrit des textes qui font mouche. En 1995, leur album Mon chien est un éléphant remporte le Prix du livre M. Christie. En 2013, le duo se reforme et fait paraître Gustave aux éditions La Pastèque. Simard a par ailleurs été finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada dans la catégorie Littérature jeunesse, illustrations avec l’album Monsieur Noir et Blanc (1993) et la bande dessinée Le père Noël a une crevaison.

Parus aux Éditions de La Pastèque entre 2007 et 2010, les quatre albums de la populaire série Boris ont fait l’objet d’une intégrale en 2012. Le titre le plus récent de Rémy Simard, Mes Dinky, vient de paraître dans la « collection d’ouvrages faussement pratiques » Pomélo, toujours à La Pastèque. Dans ce petit livre tout en couleurs, il transmet au lecteur sa passion pour les petites voitures – il en a 140 ! – et en profite pour lui glisser au passage quelques conseils avisés pour démarrer sa propre collection de timbres postes ou de petites cuillères...

Titres marquants
Le chinois qui verdissait, Alfred Hitchcock
Voyage au centre de la terre, Jules Verne
Bob Morane - Rendez-vous à Nulle Part, Henri Vernes
Spirou - QRN sur Bretzelburg, André Franquin
Frankenstein, Mary Shelley
La condition humaine, André Malraux
Bob fish, Yves Chaland
L'équipée malaise, Jean Echenoz
Ici Même, Forest et Tardi
La jonque fantôme vue de l'orchestre, Jean-Claude Forest
Richard Beliveau
© JFaugère

Richard Beliveau
   Radio-Canada

Que ce soit en tant qu’auteur, comme chroniqueur ou comme invité, Richard Béliveau est entré dans les foyers québécois par ses incroyables qualités de vulgarisateur. Il fallait, dit-il, sortir du labo et aller dire aux gens qu'ils doivent prendre soin de leur santé. C’est ce qu’il a fait... Et ça a marché ! Ses livres ont été traduits en plus de 27 langues et sont distribués dans 35 pays.

Docteur en biochimie, Richard Béliveau dirige le laboratoire de Médecine moléculaire de l’Université du Québec à Montréal, où il est directeur scientifique de la Chaire en Prévention et Traitement du cancer. Il a été professeur de chirurgie et de physiologie à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de Neurochirurgie du CHUM et chercheur associé au Centre de Prévention du Cancer du département d’oncologie de l’Université McGill, membre du Groupe de Thérapie Expérimentale du Cancer de l’Hôpital général juif de Montréal, professeur titulaire de biochimie à l'UQAM et membre de la Coalition priorité cancer au Québec. Il est fondateur de l'entreprise Angiochem qui développe des nouvelles thérapies pour les maladies du cerveau.

À l’international, il a signé dans des revues médicales plus de 240 publications sur son sujet de prédilection, la prévention et le traitement du cancer et sa réputation n’est plus à faire dans le monde scientifique. Dans le grand public, c’est par la publication de plusieurs ouvrages rapidement devenus des best-sellers que Richard Béliveau s’est fait connaître.

En 2005, les Éditions du Trécarré publient son premier livre, Les aliments contre le cancer (200 000 exemplaires vendus) suivi un an plus tard de Cuisiner avec les aliments contre le cancer, qui se vend à plus de 100 000 exemplaires et lui vaut le prix du Grand public du Salon du livre de Montréal. Il est aussi nommé Personnalité de l'année 2006 du magazine L'actualité et Personnalité du Québec 2007 du magazine Au Québec. La Santé par le plaisir de bien manger paraît en 2009 et remporte également un énorme succès, en plus de valoir à son auteur un autre prix du Grand public au 32e Salon du livre de Montréal.

C’est en septembre 2010 que paraît La Mort. Mieux la comprendre et moins la craindre pour mieux célébrer la vie, un livre dans lequel il en explique les processus biologiques en plus d’en exposer les conceptions historiques, culturelles et spirituelles et d’explorer les rituels qui l’entourent. Le livre est abondamment illustré de chefs-d’œuvre de l’histoire de l'art. Puis, en 2012, il publie Samouraïs. La grâce des guerriers aux éditions Libre Expression. La plupart des images de ce grand ouvrage illustré proviennent de la collection exceptionnelle d’armures japonaises de Richard Béliveau, exposée ce printemps-là au musée Pointe-à-Callière.

À l’automne 2014, il lance Prévenir le cancer. Comment réduire les risques (Trécarré), dans lequel il explique que la plupart des décès dus aux cancers actuels pourraient être évités par de simples modifications du mode de vie.

Richard Béliveau a reçu en 2013 la Médaille UQAM pour l’ensemble de sa carrière.

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